arkozy l’a assuré : « Je ne serai pas le président qui laissera notre système de
retraite aller à la faillite », « quand viendra le temps de
la décision à la mi-2010, que nul ne doute que le gouvernement prendra ses responsabilités »,
« il faudra que tout soit mis sur la table : l'âge de la retraite, la durée de cotisation et la
pénibilité ». Dans ces conditions, les mesures prises pour inciter les retraités à conserver une activité
professionnelle, au premier rang desquelles l’assouplissement des conditions de cumul emploi-retraite, correspondent évidemment plus à un premier coup de boutoir contre la retraite à 60 ans
qu’à une véritable volonté d’améliorer le déficit de la branche vieillesse du régime général — 11 milliards d’euros annoncés en 2010. Ne serait-ce que parce que le cumul emploi-retraite n’a
aucun impact financier sur ce déficit.
Depuis le 1er janvier 2009, les retraités ont en effet la possibilité, dès 60 ans s’ils ont tous leurs trimestres, ou à partir de 65 ans pour les autres, de
cumuler leur retraite à taux plein (retraite complémentaire incluse) avec un emploi salarié et ce sans plafond ni délai de latence. Jusqu’alors, il devait s’écouler 6 mois minimum entre la
mise à la retraite et la reprise d’un emploi salarié chez le dernier employeur, et surtout le cumul était plafonné à la moyenne des trois derniers mois de salaire du dernier emploi occupé
par le retraité. Ces deux verrous, qui en ont fait hésiter plus d’un, ont sauté. Bilan pour les caisses de retraites : zéro.