Bilan de ce tour d'horizon des panégyriques : Christine Lagarde est une collège de bureau sympa, qui ne met pas les coudes sur la table pendant les sommets
internationaux... Mais cela a-t-il suffit pour «amortir le choc de la crise», pour
reprendre l'expression consacrée ? Les industries fragiles ont trinqué, comme ailleurs, la finance est repartie en trombe... Certes, à Bercy, elle a maintenu l'emploi en flux tendu, mais
n'a rien pu faire pour les usines que la crise a condamnées, ni pour leurs ouvriers.
Dans le «jury» du Point, aucun syndicaliste de chez Molex, pas plus d'employé habitant en Province. Ces médailles en chocolat remise en
une des journaux le sont à l'élite, par l'élite et selon ses critères. Les Français, eux, passent au kiosque, ouvrent leur canard et lève la tête, interloqués
: «ah bon, la crise est finie ?» Sans doute n'ont-ils pas reçu le dernier
communiqué de presse de Bercy : les pauvres !