Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
En premier lieu merci a Politis de son invitation pour ses assises du changement.
Lorsque nous avons avec mes amis décidés de quitter notre parti et de rejoindre le Front de gauche en avril 2009 c’est à partir d’un constat.
Que peut faire la gauche face à la crise et à la régression sociale sans précédent dans notre histoire depuis plus de 40 ans. L’état des lieux n’était pas très réjouissant, une gauche divisée, pas de projet mobilisateur et en grande partie coupée de sa base.
Alors que faire ?
Nous avons estimer que pour que cela change, un seul chemin était possible celui de l’alliance des forces de gauche et en premier lieu les forces qui se sont opposé au TCE, au traité de Lisbonne seul conditions à nos yeux d’une éventuelle recomposition de la gauche mais d’une véritable gauche.
Mais cette union ne se construira pas en un jour. Des jalons sont nécessaires.
Les luttes sociales sont et seront déterminantes pour éviter le pire mais sans véritable débouché politique cela sera difficile.
C’est pourquoi avec mes amis de République et Socialisme, nous avions souhaité envoyer un signal fort et le Front de gauche nous était apparut comme un des outils utiles et nécessaires. Pour nous il peut et doit servir de base à la reconquête nationale d'un électorat progressiste, condition sine qua non de l'élaboration d'un nouveau rapport de forces au sein d'une gauche française à refonder.
C’est cette stratégie que nous souhaitons continuer à mettre en œuvre et à approfondir et à élargir
POURQUOI,
Aujourd’hui, Si la gauche au sens large revenait au pouvoir, la victoire risquerait d’être une victoire par défaut, pour aboutir à la même politique qui sévie depuis 1983. La gauche de la gauche doit se rassembler sur des bases claires et permettre d’être une alternative au libéralisme qui nous broie.
Notre analyse nous a aussi conduit à dire, soit nous acceptons la situation actuelle de la gauche au sens large et nous passons à un système à l’américaine ou à l’italienne. Alors à ce moment là il faut créer une large alliance avec le Modem et tenter de moraliser ce que Martine Aubry a appelé le « libéralisme financier.
soit nous le refusons et C’est bien sûr le choix de République et socialisme.
Pour le refuser nous devons retourner vers nos fondamentaux afin tout d’abord de savoir ce qu’est politiquement la gauche en cessant de la définir institutionnellement.
Pour nous, la gauche doit avoir pour but de trouver une alternative réaliste et majoritaire au capitalisme. En son absence et dans son attente, elle doit regrouper toutes celles et tous ceux qui souhaitent orienter, autant que faire se peut, l’effort national et les richesses de notre pays au profit de ceux qui les produisent : les salariés. Cela devra se faire nécessairement au détriment des détenteurs de capitaux.
Pour cela, la gauche doit renouer avec son histoire qui est intrinsèquement liée à celle du Mouvement ouvrier, à celle de la République et à la synthèse jaurésienne.
mais nous pensons que La crise sociale nous obligera à dépasser l’un des plus important clivages de la gauche moderne : la dialectique entre la question nationale et la question sociale. Certes les vocabulaires seront revus mais sur les modalités concrètes des solutions peuvent être trouvées, des concepts se rapprocher.
Les grèves actuelles de résistances, appelées pudiquement « mouvements sociaux » par les libéraux, montrent que les salariés sont désespérément dans l’attente du ressaisissement de la gauche afin de passer à l’offensive. N’oublions pas qu’aujourd’hui c’est entre 91 et 93 % des emplois qui sont des emplois salariés. Ainsi, une des questions fondamentales qui obséda la gauche depuis les années 1970 est réglée : il n’y a plus à tergiverser sur quel front de classe créer mais bien à s’appuyer sur 90 % de notre population.
1. mais pour cela nous devons trouver entre nous des points de convergences :
sur les services publics
Sur la politique industrielle face à la globalisation financière : pour cela il faut insister sur le fait que défendre notre niveau de couverture sociale et notre code du travail n’ai pas incompatible avec l’internationalisme
Revoir le rôle de l’État en réinstaurant le primat du politique, qui doit être l’imposition de choix décidés par la majorité, sur l’économique, par exemple en interdisant les licenciements boursiers.
2. mais Nous devons aussi réinventer un langage commun à la gauche. Nous nous heurtons souvent à cause du vocabulaire et non à cause des concepts. Si nous revenons au concept qui est de protéger notre niveau de vie sans porter atteinte à celui des autres, un vocabulaire nouveau doit être créé car souvent assimilé à tord à du nationalisme.
Nous devons donc définir ensemble un projet politique autour de grands axes à appliquer ICI et MAINTENANT. Mais comment faire dans le contexte européen.
Nous devons réconcilier l’écologie et le social remettant l’Humanité au centre de nos préoccupations communes et non la Terre. la gauche doit s’intéresser à l’écologie car nous nous intéressons aux conditions de travail et de vie de nos concitoyens. Nous nous intéressons également à disposer d’énergie et de matières première de manière durable.
Nous devons aussi nous poser le problème de la démocratisation et rénover le concept de citoyenneté. Cela pose le problème de la Vème République qui, avec le quinquennat et l’inversion du calendrier, transforme l’ensemble des partis en simples écuries présidentielles. Or, à ce jeu les libéraux sont plus forts que leurs adversaires. Poser le problème de la démocratisation c’est poser le problème des instances décisionnelles et de la gestion.
Nous devons donc, multiplier les initiatives partout en France. Essayer de créer le débat le plus largement possible et le porter sur la place publique. Car les citoyens doivent s’emparer à nouveau de leur destin, ils ne peuvent continuer à soutenir des combats épars par sondages interposés. Nous devons les mobiliser et pour cela débattre avec eux de manière pluraliste : syndicats, associations et partis comme vous l’avez fait durant ces 2 jours. Sans quoi, le système médiatique étant cloisonné, nos messages ne pourront passer et nos convergences resteront caricaturées par un gouvernement qui dispose de la force médiatique et des lobbies financiers.
La solution est difficile, le processus est long pour créer l’alternative mais c’est, dans le jeu des possibles, le seul réalisable et réaliste.
Le travail de remobilisation des classes populaires reste entier.
C’est pourquoi, nous devons dans les mois à venir porter notre effort dans cette direction et continuer à lier luttes sociales et débouchés politiques.
Se Rassembler est une nécessité si nous voulons peser sur notre avenir et réorienter la gauche sur la voie du progrès social alors qu’une partie d’entre elle s’en est éloignée, attirée par les sirènes du social-libéralisme, qui a montré son échec, tout comme le libéralisme dont il n’est que la pâle copie.
République et Socialisme entend agir pour favoriser le rassemblement le plus large possible des forces de gauche autour d’un projet commun, seule façon de faire barrage à la droite et de constituer une alternative efficace contre le système capitaliste.