Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Sauvé de la faillite grâce à l'argent des contribuables américains, La General Motors envisage de
reprendre une de ses anciennes filiales basée en France à condition que les salariés acceptent de : "réduire l'écart avec les coûts pratiqués ... au
Mexique"
Le Nouvel Obs nous expliquait même, qu'au mois d'avril, le nouveau GM remboursait :
En totalité et avec intérêts cinq années avant l'échéancier prévu les prêts consentis par les gouvernements américain et canadien.
" ... / ... Ed Whitacre, PDG du constructeur automobile américain General Motors (GM), a annoncé mercredi 21 avril que son groupe a "fait un paiement de 5,8 milliards de dollars au Trésor américain et à l'agence canadienne pour le développement des exportations" ... / ... "Nous remboursons en totalité et avec intérêts cinq années avant l'échéancier prévu les prêts qui ont été faits pour aider le nouveau GM" a précisé Ed Whitacre. En
outre, le groupe "avait investi 1,5 milliard de dollars dans 20 sites du groupe aux Etats-Unis et au Canada sur les neuf derniers mois, restaurant ou créant 7.500 emplois ... / ... "
En clair, afin de préparer son retour en bourse, les dirigeants de GM vont chercher à rétablir les finances de leurs filiales européennes en faisant baisser les salaires de ses salariés !
Ce qui devrait se traduire pour ceux de Strasbourg, si l'accord est ratifié par : " la suppression de 6 jours de RTT, un gel des salaires cette année et l'an
prochain et la disparition des primes d'intéressement jusqu'en 2013 ... / ... " Il faut toutefois noter que : " la filiale française a toujours été
bénéficiaire ces dernières années, même quand le groupe était en difficulté" - Source Investir
Pour quelle contrepartie ?
" La direction s'engage à rembourser la perte de ces acquis si un plan social devait être déclenché avant 2013" En clair : "si jamais le site devait fermer d'ici à 2013, faute d'activité suffisante"
Dans tous les autres cas : Aucun engagement !
Bel exemple de mutualisation des pertes mais de privatisation à court terme des bénéfices. Car, selon Les Echos : " General Motors (GM) envisage de lever 15 à 20 milliards de dollars en réduisant la part du Trésor de 61% à 49% dans son capital." afin de mieux pouvoir redevenir une
cash machine pour les actionnaires !
En attendant la réponse des salariés qui sont sous la pression de la perte de leur emploi, on est en droit de se poser la question de leur avenir même en cas d'accord de leur part.
En effet, comme le rappelle Le Figaro : "
Les salariés de Bosch en 2004 ... / ... les «Conti» de Clairoix, qui avaient choisi en 2007 de passer à 40 heures de travail hebdomadaire dans l'espoir de
maintenir l'activité de leur site. Parfois peine perdue : le site Continental de Clairoix a fermé ses portes en 2009 malgré ces efforts, de même que l'usine Bosch de Beauvais, fermée en
2008 "
Nicolas Sarkozy pour qui "la mondialisation est une chance" et qui aime tant visiter les usines, pourrait peut être, passer à Strasbourg pour encourager
les salariés de GM à travailler plus ... pour gagner moins ?
Oui, mais d'abord, il doit réformer le capitalisme, les retraites, la gouvernance ....
Slovar