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Justice internationale | Carla Del Ponte, procureure générale du TPI de 1999 à 2007, et deux de ses collaborateurs auraient
exercé des pressions, voire intimidé des témoins.
ATS | 22.08.2010 | 14:17
Dans une décision rendue le 29 juin et révélée cette semaine par le quotidien britannique "The Guardian", le juge Jean-Claude Antonetti a demandé au greffier du TPI de nommer un avocat indépendant pour enquêter sur les accusations pesant contre la Tessinoise. Il a accédé à une requête de l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj, jugé à La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Ce magistrat devra "enquêter sur d'éventuelles intimidations ou pressions, même indirectes, exercées par certains enquêteurs de l'Accusation", indique la décision du juge Antonetti, publiée sur le site internet du TPI. Il devra révéler s'il existe "des motifs suffisants" d'engager une procédure pour "outrage" envers des membres de l'accusation pour "outrage" et d'identifier les personnes en cause.
Selon Vojislav Seselj, certains témoins ont évoqué "des privations de sommeil lors des interrogatoires, des pressions psychologiques, un chantage (les enquêteurs proposant une relocalisation contre le témoignage qu'ils attendaient) , des menaces (celle – par exemple – d'établir un acte d'accusation à l'encontre du témoin s'il refusait de déposer), ou encore des versements financiers illégaux".