Le débat sur la situation des finances publiques est en train d’être détourné et confisqué par les tenants de la rigueur et d’une réforme de l’Etat et
de la sécurité sociale tournée vers le repli de l’action publique et des solidarités. Le dernier exemple en date est la volonté du Président de la République d’afficher dans la
constitution l’objectif de réduire les déficits publics. Précisons ici qu’il existe de multiples raisons à la hausse de la dette : investissements, hausse des besoins sociaux (effets du
vieillissement par exemple), crise, baisse des recettes… La dette représente la somme des déficits passés : elle peut être bonne (cas des investissements ou des dépenses permettant
d’atténuer les effets de la crise), conjoncturelle (crise, vieillissement) ou mauvaise (manque de recettes pour couvrir les dépenses de fonctionnement, gaspillages).
S’agissant des recettes, le débat fait rage sur les possibilités de dégager des marges de manœuvres supplémentaires afin de couvrir, par exemple, les besoins en matière de retraites ou de
services publics. Il est alors utile de rappeler quelques données sur l’état des assiettes fiscales et sociales.