Pour les maraîchers, l'enjeu est inverse : pour protéger l'agriculture française, il faut non pas utiliser les méthodes de dumping social mais empêcher
les autres pays de le pratiquer. En 10 ans, les conséquences de ces méthodes ont été dramatiques sur les surfaces cultivées : -40% de surfaces d'asperges, autant de pommiers, -34% de surfaces
de fraises... là où l'Allemagne en cultivant 60% plus !
«Les agriculteurs s'exilent pour s'en sortir, explique Denis Digel. Certains vont cultiver des tomates au Maroc, les Alsaciens vont planter des céréales en Roumanie... Si le
discours de Bruno Le Maire sur le développement d'une agriculture de subsistance a un sens, il faut prendre le problème à la base : nous sommes arrivés à un point de non retour
!»