Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
On a les hommes politiques que l'on mérite...Le député Marc LE FUR réclame une commission d'enquête, non pas sur les effets calamiteux de la politique libérale du gouvernement, non pas sur le nombre grandissant de chômeurs, non pas sur les effets négatifs de la réforme des retraites envisagées par ce même gouvernement, non pas sur les exilés des paradis fiscaux...mais sur le fiasco des bleus...Rendez vous compte de l'importance du sujet.
Sur le fiasco des effets de la mondialisation pour le plus grand nombre de nos concitoyens, Marc le Fur ne voit rien, n'entend rien, et ne dit rien il n'est malheureusement pas le seul à l'UMPS. L'exemple vient de plus haut, et ce phénomène qui consiste à ne s'occuper que d'affaires subalternes affecte hélas la confiance que les citoyens mettent dans l'Etat et la République.
En arrière plan des schémas d'interprétation que de telles attitudes provoquent on peut constater que si nos hommes politiques, n'ont que des sujets comme celui là comme priorité du moment, à l'instant même ou nombre de nos concitoyens se débattent dans de grandes difficultés, ou l'avenir des jeunes et des moins jeunes est plus qu'incertain, ou les retraites risquent d'être mises à mal pour le plus grand profit des compagnies d'assurances, s'attaquer au problème des bleus alors qu'il y a tant de chantiers à ouvrir et de dossiers à régler, laisse pour le moins rêveur et pose un sérieux problème de qualité de gouvernance.
Les hommes politiques, hormis des propositions de regressions sociales répétées depuis plus de trente ans, n'ont plus rien à proposer de positif. Ils ont renoncé à toute capacité d'intervention au nom de la liberté économique érigée en dogme souverain...Le foot n'échape pas à la règle, il est déjà mondialisé par le fric, et faire mine de vouloir le réguler consiste à donner le change aux gogos des stades comme subterguge des politiques à leur propre impuissance. Il y a bien longtemps que face à une domination économique croissante des multinationales et des institutions financières, nos dirigeants politiques se sont couchés et ont réduit l'Etat à son strict service minimum.
C'est du référentiel de cette politique là qu'il faudra changer.
A défaut, le citoyen n'a rien à y gagner ni sur les stades ni dans son portefeuille.
Jacky Eouzan Chargé des relations extérieures de République et Socialisme. Jean Luc Mélenchon, 1er Secrétaire du Parti de Gauche
Robert Chambeiron, Secrétaire du Conseil National de la Résistance & Jacky Eouzan