Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Notre Ministre des retraites n'a pas de problème de conflit d'intérêt, de morale et de déontologie, concernant l'embauchage de son épouse qui elle, on peut en être certain, n'aura pas à venir de problème de retraite.
LAPSUS REVELATEUR relevé dans l'article de Marianne 2.fr.
Evidemment, pas question pour Eric Woerth de lâcher le morceau : il continue d’écarter tout conflit d'intérêts dans cette affaire.
« Je ne peux pas être plus clair. Je n’ai jamais demandé qu’on embauche ma femme. Je ne l’ai jamais fait en 25 ans. Elle n’a pas besoin de cela. Je
l’ai déjà expliqué 25.000 fois », a-t-il assené. Il répondait ainsi à Patrice de Maistre, qui au cours de sa garde à vue, avait assuré qu’Eric Woerth, lui avait « demandé de
recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière », début 2007, selon un extrait de ce PV. « Ma femme a été embauchée normalement dans un job qui convient
à son parcours professionnel », croit conclure le ministre.
On sent l’interviewer bouillonner. Thierry Guerrier prend son élan et se lâche : « Je vais vous dire pourquoi il y a soupçon aux yeux de tous.
Hier Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, a utilisé un terme, la notion de renvoi d’ascenseur. D’un coté, il y a l’embauche de votre femme, les dons à votre micro parti de Madame
Bettencourt ; de l’autre coté, il y a les 30 millions du bouclier fiscal qui ont été rendus, il y a la légion d’honneur remise par vous même à Patrice de Maistre. » C’en est trop pour
Eric Woerth, visiblement accablé : « Amalgame », rétorque le ministre. « Vous dites amalgame, mais ce sont des faits », poursuit l’interviewer.
« Ouais ! je dis amalgame. Il n’y a pas de liens entre tout ça », s’énerve le ministre. Et de répondre en sortant ce qui selon lui est l’arme fatale :
« L’inspection des finances a fait un rapport extrêmement détaillé pour montrer que je n’était jamais intervenu.»
Thierry Guerrier sèche devant l’argument d’autorité, et ne relève pas le lapsus d’Eric Woerth « un rapport extrêmement détaillé POUR montrer que je
n’étais pas intervenu ». Ah bon ! L’IGF avait donc comme objectif d’innocenter son ex ministre de tutelle, voilà qui corrobore l’analyse que Marianne livrait de cette commande…
Pas de problème de morale et de déontologie...C'est bien cela le problème