Sauf qu'avec un tel financement, la République abolirait aussi la liberté des cultes puisqu'il serait impossible de les financer tous, et que, en désignant
des bénéficiaires, elle désignerait aux fidèles d'une religion quelle autorité ils doivent reconnaître. Comme dit la chanson : « tout va très bien, madame la marquise ».
Sauf que la Cour Européenne des Droits de l'Homme a affirmé le caractère fondamental de la loi de 1905 en soulignant qu'elle est la clé de voûte de la laïcité française (laquelle est un
principe constitutionnel). Et cela bien après la publication du rapport Machelon (4).
Sauf que, à supposer que nos parlementaires s'attaquent à la modification de l'article 2 de cette loi, il faudrait aussi qu'ils modifient quelque peu la rédaction de l'article premier - mais
savent-ils le français au point de faire la différence entre assurer et garantir ? (5) Comme dit une autre chanson, « ça, c'est du lourd ».
Et on prétend que ce rapport accouche d'une souris !