9. L'assurance sociale coûte environ 480 milliards d'euros par an. Le régime général représente 70% des dépenses sociales. La CSG a
permis de faire contribuer les revenus du capital au financement de la Sécu. Mais l'essentiel reste financé par les salariés. Quand à la rente, elle ne contribue quasiment
pas (cf graphique 24).
10. La hausse du coût de la Sécurité sociale est logique compte tenu de l'évolution démographique : la population française croît et vieillit. Les dépenses de santé
«sont en effet croissantes avec l’âge : la consommation de soins moyenne d’une
personne de 70 ans est 4 fois plus élevée que celle d’une personne de 20 ans, celle d’une personne de 80 ans 6 fois plus élevée »
La conclusion de ces constats (Cf. page 45) est plutôt claire:
«l’essentiel du déficit, comme la hausse de la dette, est ainsi au niveau de l’État ; le dynamisme de la dépense relève en revanche plutôt de la sécurité sociale et
des collectivités locales ; enfin, la stabilité du taux de prélèvements obligatoires depuis 15 ans recouvre une hausse des prélèvements au profit des administrations
locales et des organismes sociaux, plus que compensée par la baisse du taux de prélèvements obligatoires au profit de l’État, alors même que celui-ci est amené à
supporter de manière croissante des mesures d’allègements de recettes sociale et locales. »
L'argument sarkozyen, pour valider ses actions de réduction des déficits publics, est quelque peu différent. Selon Sarkozy, (1) L'assurance sociale (maladie en particulier) ne
sait plus maîtriser ses coûts (alors que le rapport souligne bien que l'évolution démographique est la cause de cette inflation) ; (2) Les collectivités locales sont
responsables des déficits ; (3) l'Etat est trop gras, d'où une cure d'amaigrissement.
Juan Sarkofrance