Cette année, l'anniversaire du Non a une coloration particulière, parce que tout démontre que l'Europe dénoncée il y a cinq ans par les opposants au
Traité est bien une machine à détruire.
Alors que la zone euro est en crise profonde, que ses membres dévissent les uns après les autres, alors que nous sortons de 10 ans de croissance molle, la plus faible du monde, éclate au
grand jour la vérité : le modèle européiste, celui du Traité de Lisbonne, est profondément nocif. La monnaie unique est un échec. Les programmes décidés pour tenter de la sauver nous
plomberont sur plusieurs générations et coûtent déjà aux peuples des plans d'austérité effroyables. Le libre-échange intégral, point de convergence de tous les dogmatismes
européistes, réduit en miettes notre industrie, notre agriculture, c'est-à-dire nos emplois et notre pouvoir d'achat. Cette Europe est de plus en plus ouvertement anti-démocratique, décidant
sans les peuples de mesures d'une ampleur et d'un impact considérables.