Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
INTERVENTION DE LUCIEN JALLAMION AU MEETING DE LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DES REGIONALES.
Chers amis chers camarades
République et socialisme est heureux de se retrouver en campagne avec les listes ensembles pour des régions à gauche solidaires, écologistes et citoyennes. Pour nous cela est dans la continuité de ce que nous avons fait lors des élections européennes en rompant avec la stratégie du MRC qui pour nous ne correspondait pas à une véritable stratégie de recomposition de la gauche. Cette recomposition nécessite une gauche fidèle aux valeurs républicaines et socialistes et à son histoire.
Pour nous seul le Front de gauche était porteur de cet espoir et c’est la raison pour laquelle nous avons répondu favorablement a son offre de construire ensemble un large rassemblement. C’est pour cela que nous nous retrouvons avec vous aujourd’hui
Pour nous qui sommes des Républicains et socialistes nous ne saurions accepter une stratégie à géométrie variable. Bien que ces élections aient avant tout un
caractère régional elles s’inscrivent dans la lutte contre ce pouvoir réactionnaire de droite incarné aujourd’hui par N Sarkozy.
Comment pourrions nous accepter cette mise en l’encan de toutes les conquêtes du Front populaire et du conseil national de la résistance ? Nous ne pouvons pas rester inerte fasse à ce
rouleau compresseur bradant nos service publique nos liberté et n’ayant comme politique qu’une seule méthode : monter les français les uns contre les autres par catégorie, par origine,
par religion est inadmissible !
C’est une remise en cause directe par le gouvernement du principe de laïcité, c’est la porte ouverte à tous les communautarismes à toutes les démagogies !
Ce Gouvernement continue à s’attaquer frontalement à la Fonction publique et aux services publics.
C’est une dégradation continuelle avec des réductions d’emplois, le recours accru à la contractualisation la privatisation. La réduction des services
publics concerne notre pays mais également les collectivités territoriales. La réduction à huit des directions régionales et à trois au niveau départemental est un non sens. Cela laissera le
champ largement ouvert au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique. N’est-ce pas d’ailleurs ce que veut le gouvernement ? N’est–ce pas ce que veut
Bruxelles ? N’est-ce pas ce que veut l’OMC ?
Le renforcement de la mainmise du pouvoir présidentiel par le moyen des nouvelles compétences conférées au préfet de région, relais majeur du pouvoir central, dénatura le statut actuel des
régions dans le but et l’espoir de les soustraire à l’opposition. Ces préfets de région, véritables proconsuls, maîtres d'œuvre de la réforme des collectivités territoriales, définiront le
périmètre des métropoles, présideront aux regroupements concernant les départements et les régions.
Ils accentueront, au niveau des collectivités territoriales, la présidentialisation du régime et sa « dérive bonapartiste ».
Mais c’est l’ensemble des administrations, affaiblies elles aussi par l’effet combiné d’une part de la LOLF d’autre par de la RGPP entraînant une réduction des
effectifs et des moyens de fonctionnement qui son dans l’oeil du cyclone.
La privatisation ou la mise en société anonyme (franchement ou est la différence ?) des entreprises publiques doivent être combattus et les régions doivent aussi être un outil aux services
des citoyens pour empêcher cela. Les régions devront mettre en place les outils nécessaires à une maîtrise d’une des richesses de notre planète l’eau.
Ce gouvernement socialicide n’hésite devant rien. Pour le MEDEF et les libéraux Nicolas Sarkozy est le rêve fait homme.
Plus aucun tabou n’existe désormais ! Toutes les avancées sociales peuvent être remise en cause jusqu’au remboursement des soins, l’exonération des indemnités pour accidents de travail. Il n’y a pas jusqu’au droit de grève et la reconnaissance syndicale qui ne soient menacés. A ce titre le combat exemplaire que mènent les agents de GDRF est exemplaire.
Notre programme pour les régionales doit mettre au cœur de ses préoccupations, la défense du service public et le maintien de ceux-ci notamment des services publics de proximité en ce qui
concerne la santé, la formation. Nous devons aussi mettre nos régions en situation de refuser l’application de directive européennes contraire à l’intérêt général et notamment la directive
service.
Nous devons aussi dans nos régions améliorer et renforcer les transports publics et initier un vaste plan d’économie d’énergie.
Contre ce gouvernement anti syndical, anti salarial ce pouvoir à la solde du Medef et du capitalisme financier et de la mondialisation unissons nous.
Nous sommes tous ensembles les seuls à gauche à être cohérent ! Nous ne mélangeons pas la chèvre et le chou ! Nous n’appelons pas aujourd’hui à garder un service postal 100% public après avoir voter le traité de Lisbonne, le traité de Maastricht et privatiser à tout va ! Nous sommes résolument opposé à une politique d’austérité de l’Etat aux municipalités en passant par les régions !
En mettant en place des élus issus de nos listes nous permettrons non seulement de garder les régions à gauche mais également et surtout de créer un point d’appui pour la mise en place d’un bouclier social.
Oui tous ensembles organisations politiques de gauche syndicalistes et tous ceux qui luttent pour maintenir le pacte républicain issu du CNR unissons nous.
Infligeons à la droite une défaite à la hauteur de son mépris pour le monde du travail, oui c’est tous ensemble par notre victoire que nous redonnerons espoir aux classe populaire et poserons les
jalons nécessaire à la reconstruction d’une gauche digne de ce nom.
Lucien Jallamion
1er Secrétaire et Porte Parole de R & S