Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Les couches sociales qui détiennent le pouvoir considèrent aujourd’hui nécessaire ce déni permanent de démocratie. Leurs représentations politiques
s’entendent, d'ailleurs, pour affirmer que l’affaire des retraites est close jusqu’en 2012, pour les prochaines élections. Les partis qui se partagent le pouvoir depuis des décennies prévoient de
consulter alors le peuple pour savoir à quelle sauce il doit être manger et comment doit s’organiser l’allongement de la durée du travail.
En face, le mouvement de rejet qui s’est exprimé par la grève, la manifestation et toutes sortes de soutiens populaires, n’a pas de représentation politique
digne de ce nom. En effet, les partisans du système actuel, regroupés en deux forces principales, se sont installés depuis 1983 dans une acceptation des lois du marché et du chômage de masse.
Acceptation agressive pour les uns, résignée pour les autres.
Mais le refus qui a mis en mouvement la société dans son ensemble montre qu’il est possible d’en finir avec ce système qui permet, qui favorise même, la
réaction politique et sociale dans tous les domaines. Il est temps que ce mouvement trouve une expression politique et un prolongement qui sorte le pays de la crise. Ce qui est, en définitive, à
l’ordre du jour, c’est une nouvelle constitution qui mette un terme à la défaillance de la représentation politique. Il est temps que le peuple lui-même prenne son sort en mains, au travers
d’assemblées locales rédigeant les cahiers de doléance et élisant ses représentants au suffrage universel, pour former une Assemblée constituante.
L’effervescence politique qui a mobilisé tout un peuple dans sa lutte contre la réforme des retraites doit trouver une issue. Associations, partis,
multitudes de regroupements de citoyens, ont renoué avec la pratique du débat qui a marqué la lutte victorieuse pour le non au référendum de 2005 et la lutte contre le CPE de 2006. Cet esprit de
résistance qui anime le pays a vocation à déboucher sur une entreprise de reconquête.
Jean Pierre Alliot est membre de l'Association pour une constituante présidée par notre ami André Bellon
NDLR : Depuis le traité de Lisbonne on sait comment les élites de l'UMPS considèrent le
peuple.