C'est
la rumeur qui « passionne » la toile. Carla Bruni-Sarkozy serait enceinte. Cela fait deux ans qu'on nous le promet, qu'on nous l'annonce. Cette fois-ci, l'affaire
est sortie par le magazine Closer, une référence en la matière. A quelques jours du mariage du prince Williams avec Kate, la nouvelle ne pouvait pas mieux tomber pour enrichir une
semaine déjà bien chargée.
Politiquement, le
timing de cette grossesse, « fragile mais tellement désirée » nous explique-t-on, est parfait. L'enfant-marketing naîtra à l'automne, juste à temps pour les
derniers mois de la campagne présidentielle. A l'Elysée, on ne dément pas. On se réfugie derrière la « vie privée
».
Quelle vie privée ? Celle exhibée par Nicolas et Carla Sarkozy ?
« T'as vu ma femme comme elle est belle ? » C'est une réflexion, profonde, que Nicolas Sarkozy faisait habituellement à ses visiteurs
en 2008. Il venait de se mettre en couple, légitime, avec Carla Bruni, quelques semaines après son divorce avec Cécilia. L'anecdote a notamment été relatée par Franz-Olivier Giesbert,
dans son dernier ouvrage «M. le Président ». Depuis plus de 3
ans, Nicolas met en scène son idylle avec Carla. Qu'il soit remarié et heureux, c'est son droit et son plaisir les plus légitimes. Mais puisqu'il nous agace et
instrumentalise ce bonheur de papier glacé, il s'expose à toutes sortes de commentaires intrusifs sur sa vie privée. C'est bien la moindre des répliques.
Depuis l'arrivée de Carla Bruni à
l'Elysée, rien ne nous a été épargné.
En décembre
2007, la belle et la bête n'étaient en couple que depuis quelques jours qu'ils se montrent à Disneyland Paris. Il y a des endroits plus discrets... Ils sont ensuite
suivis par une meute de journalistes et photographes officiels pour des vacances de Noël.
En février
2008, quelques photos dénudées de l'ex-mannequin étaient publiées par un magazine espagnol. Sans protestation ni plainte de la nouvelle épouse du Monarque. En août, Sarkozy envoie Bruni rencontrer le Dalaï Lama, en
visite en France. C'est un geste éminemment politique. En
septembre, elle participe à une émission de télévision de la BBC, en marge d'un déplacement pourtant officiel, pour faire le promotion de son dernier
album.
En décembre
2008, Nicolas et Carla Sarkozy partent passer une semaine de vacances au Brésil. Depuis un an, on commence à réaliser que Nicolas Sarkozy ne travaille pas tant que cela. Il multiplie les escapades touristiques en marge de ces
déplacements officiels, histoire de faire payer le voyage sur les comptes de l'Elysée. Il adore aussi ces weekends hebdomadaires au Cap Nègre.
En mars
2009, Nicolas et Carla Sarkozy vont se reposer trois jours au Mexique. Ils sont hébergés, gracieusement, dans la villa d'un riche homme d'affaires local soupçonné d'être un
narco-banquier. Rien que ça... Carla créé une fondation pour « faciliter
l'accès à la culture et à l'éducation afin de lutter contre les inégalités sociales ».
Au printemps 2009, Carla Bruni est bien installée. Elle devient l'icône glamour de cette présidence Bling Bling. Cécilia avait la carte bleue, Carla est déjà millionnaire. Elle dort toujours chez elle,
dans un quartier fermé aux passants du 16ème arrondissement de Paris. Mais elle s'active en coulisses. On la soupçonne de placer quelques amis à d'éminentes fonctions.
En août
2009, comme l'année précédente, le Cap Nègre est fermé aux paparazzi. On découvre quand même Nicolas en maillot de bain, avec Carla, quelques jours après son malaise vagal.
Le Cap Nègre devient une destination fréquente du couple élyséen. Chaque mois ou presque, ils font l'aller-et-retour pour le weekend, avion présidentiel à l'appui.
En février
2010, c'est la grande affaire de la « rumeur
» adultère réciproque, services secrets mobilisés pour débusquer les auteurs des fuites ou des propos. Deux salariés du Journal du Dimanche sont virés/démissionnés. Rachida
Dati, soupçonnée par Carla, perd sa voiture de fonction et son garde du corps. Explication de texte en public par radio interposée. Ce vaudeville présidentiel mérite un
film.
En mai 2010, on filme
Carla ébahie devant le pavillon français à l'exposition universelle de Shanghaï. La fanfare de l’Armée
Populaire de la plus grande dictature du monde a même joué deux de ses chansons. En novembre, elle est en Inde, visite des installations nucléaires ou touristiques, et
confie qu'elle « prie pour avoir un garçon.»
En décembre
2010, l'épouse du Monarque l'accompagne, avec les caméras d'Elysée.fr pour rencontrer un panel d'infirmières dans une clinique d'Avignon. Sarkozy reconnaît que « Carla
la première » lui rappelle que « les hôpitaux manquent de personnel.»
En janvier
dernier, Carla Bruni confie qu'elle ne « se sent plus vraiment de gauche.» Qu'elle fasse corps avec son « mari » est bien normal. Avait-elle besoin de cette
confidence ? Le même mois, Nicolas l'emmène aux Antilles. C'est
le quatrième déplacement de terrain auquel elle participe. Sarkozy a besoin de son épouse pour redorer son blason. Il oublie qu'il est en France. Il se croit comme Obama.
On nous explique que l'Elysée «
teste » l'impact de Carla sur les foules.
Vers la Toussaint prochaine, Carla accouchera donc d'un nouvel enfant.
A six mois du scrutin présidentiel. On se souvient qu'en mai 2007, Nicolas Sarkozy aimait confier à des journalistes combien sa famille
ressemblait tant à celle des Kennedy. Le scenario tomba avec le divorce, quelques mois plus tard. Pour 2012, c'est donc re-belote.
