Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Guingamp, le 7 août 2011
COMMUNIQUE
A PROPOS DE KERSALIC
République et Socialisme, composante du front de gauche, mouvement représenté lors du meeting unitaire de la place Stalingrad à Paris, s’interroge tant sur le déficit d’anticipation et de qualité prospective des actions d’investissements envisagées par le CCAS de Guingamp que par celui lié à la rigueur de gestion de la direction de l’établissement « Kersalic ».
République et Socialisme entend bien, comprend et partage, les arguments du PCF concernant la revendication d’une branche vieillesse et dépendance propre à la sécurité sociale, mais n’y oppose pas le souci légitime du Parti de gauche de ne pas se couper des couches moyennes et populaires qui n’acceptent pas l’argumentation du CCAS, figé dans son excès d’autoritarisme, et justifiant une augmentation hors de proportion avec la réalité économique des usagers de l’établissement de « Kersalic » dont il a la charge.
République et Socialisme constate que la relation de cause à effet avec une mise aux normes techniques, relayée par le CCAS, n’est pas formellement démontrée au regard du surcout qui en résulte, et surtout, que ce même CCAS ne revendique pas le même dynamisme, quant à la participation financière, de ceux qui en responsabilité, exigent d’autrui cette même mise aux normes tout en s’en dispensant du surcoût.
République et Socialisme s’interroge : y a-t-il eu un manquement d’exigences du CCAS à ce niveau ? Toutes les dotations financières prévues ont-elles été mobilisées et si elles l’ont été, l’ont-elles été dans les délais impartis quant à leur éligibilité près des administrations concernées?
République et Socialisme constate que se retrancher devant l’évolution de normes décidées on ne sait par quelle autorité, sans consultation avec les usagers, ce qui revient à faire fi de tout principe démocratique quant à la réalité de la situation économique actuelle de beaucoup de nos concitoyens, et de la communauté de proximité constituée par les familles et les usagers de l’établissement concerné, crée une responsabilité plus grande de ceux qui sont décisionnaires et de facto complices d’une telle situation.
Il aurait fallu, au contraire, au CCAS comme aux élus qui en sont membres, une certaine armature intellectuelle pour constituer une communauté d’intérêt afin de trouver à redire à cette mise aux normes, hors de prix, en cette période d’austérité et de crise, en s’opposant aux basses œuvres d’une technocratie et d’une oligarchie se dispensant de toute reddition de comptes au regard de leurs propres exigences. En faisant supporter le poids de leurs propres décisions par d’autres qu’eux-mêmes les technocrates renforcent les inégalités primaires entre les usagers tout en exigeant de ces derniers une éventuelle soumission devant le fait accompli au détriment des ingrédients sociaux que sont l’égalité citoyenne et l’harmonie collective.
Tel a été le cas dans l’affaire de « Kersalic » , et il en est ainsi au niveau local, comme au niveau national, voire européen, sous cette gauche dite de gouvernement, largement décrochée de la structure sociale globale, qui prend des décisions dont les bénéficiaires, souvent ceux de la finance et des investisseurs institutionnels, font le plus de progrès financiers au détriment de celui de l’humain et de la cohésion sociale voire de l’intérêt général.
République et Socialisme qui n’accepte pas cette soumission passive, et la servitude volontaire qui en résulte, s’interroge également sur la qualité de la gestion du foyer de Kersalic :
Comment un établissement dirigé par une municipalité dite de gauche emploie t’il autant de contrats aidés en son sein? Il ne s’agit plus là de l’utilisation de contrats destinés à remplacer quelques personnels absents pour cause de maladie ou de prise de congés mais bel et bien d’une méthode de gestion généralisée à caractère antisocial indigne d’une municipalité qui se qualifie de gauche.
Comment une Directrice d’un CCAS peut dans le même temps cumuler les fonctions d’ adjointe dans une autre municipalité dont les intérêts sociaux peuvent se trouver en concurrence directe avec un établissement comme celui de Kersalic. Qu’en est-il du conflit éventuel d’intérêts dans l’octroi de subventions entre les deux communes ?
Sur quels critères objectifs, techniques et économiques, le conseil d’administration de l’établissement a t’il fait le choix d’entreprises de services , lors du passage à la TNT, et pour quels coûts ? Était-il nécessaire de faire intervenir une entreprise de Saint-Brieuc pour le réglage de quelques postes de télévision ? A qui fera-t-on croire qu’une intervention extérieure à notre ville s’est trouvée moins disante quant à son coût que l’intervention d’une entreprise locale Guingampaise.
Pourquoi la qualité des repas servis au sein de cet établissement s’est elle dégradée au cours de ces derniers mois ?
A toutes ces questions et à d’autres, que République et Socialisme se réserve de poser en son temps, R et S attend une réponse.
Fait Guingamp, le 7 aout 2011
Jacky Eouzan
Membre du Bureau National de République et Socialisme,
Chargé des relations extérieures de République et Socialisme,
Responsable pour le Département des 22