PME, le coup de pouce ? Profitant d'une visite au
forum de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises(CGPME) , Nicolas Sarkozy a "distribué" deux milliards d'euros aux PME de moins de 5 000 employés, lundi 5 octobre 2009. LeMEDEFa salué la
démarche. En fait, le président français a annoncé deux mesures : le Fonds Stratégique d'Investissement a réservé 1 milliard d'euros pour les PME: 300 millions d'euros "pour les PME à fort potentiel de croissance", 300 millions d'euros dans des fonds régionaux de capital risque et de capital investissement, 300 millions d'euros de
quasi-fonds propres (via le FSI), et 100 millions d'euros pour le fonds de consolidation (d'un total de 200 millions) créé sous l'égide de la médiation du crédit "pour les entreprises fragilisées par la crise".
La seconde mesure est un soutien à l'embauche: "tous les recrutements des entreprises de moins de 10 salariés réalisés pendant le premier semestre 2010 seront
exonérés des charges patronales pendant un an" a précisé Sarkozy; l'embauche d'apprentis avant le 30 juin 2010 sera également exonéré de charges patronales. Enfin, les recrutement en contrat
de professionnalisation seront subventionnés à hauteur de 1.000 euros (2.000 euros si la recrue n'a pas le bac).
Au second trimestre de
l'année, les défaillances de PME ont cru de 15%. Ne fallait-il pas enfin s'inquiéter ? A cause de la crise, les exonérations sur les bas
salaires et au titre des heures supplémentaires ont moins d'effet.D'après le dernier rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale, les allégements sur les bas
salaires devraient reculer de 0,9 % en 2009, puis de 2 % en 2010. Mais ils représentent encore quelques 21 milliards d'euros pour le régime général du privé. Le gouvernement les remplace par
d'autres exonérations "ciblées", dont 2,2 milliards d'euros en faveur de l'emploi à domicile. (Source Sarkofrance)