Espagne… ça craint ! – La crise est bien là. Même si dans d’autres pays, la situation économique est globalement alarmante, la question très actuelle du chômage en Espagne inquiète
d’avantage. On se demande jusqu’où cela va-t-il bien pouvoir aller, mais aussi comment sortir la population espagnole qui la subit de plus en plus fortement. En tout cas, une chose est
sure : la crise de l’euro est loin d’être fictive en Espagne.
Les chiffres sont alarmants
Les derniers chiffres du chômage espagnol montrent que celui-ci est maintenant à 25,02%. On peut comparer ce résultat à celui du second trimestre 2012 qui, lui, était d’à peu près 24,63%.
Il en ressort alors la confirmation que la récession espagnole tant médiatisée, surtout depuis le début de l’année 2012, n’en est pas encore à son comble.
En effet, L’Espagne compte présentement 85.000 chômeurs de plus qu’il y a seulement 3 moi ; ce qui nous ramène à un nombre total de personnes sans emplois de l’ordre de 5 millions
d’actifs espagnoles. On comptera ainsi, afin de donner une vision plus claire de la portée du problème, qu’un travailleur sur quatre est au chômage dans ce pays. En plus de cela,
dans 1/10 des ménages d’Espagne il n’y a aucun membre qui travaille.
Les chiffres parlent et les faits sont là également pour les soutenir; même s’il y a encore et toujours des arguments qui tentent à minimiser l’ampleur du problème de l’emploi dans ce
pays d’Europe.
L’économie espagnole est frigorifiée…
Une nouvelle catégorie de « pauvres » est entrain de se former
Bien sûr, tout le monde n’est pas touché par le chômage. Mais cependant, il n’est pas dit que pour qu’une « tragédie » soit prise en compte il faut qu’elle soit partagée par
tous. L’Espagne a eu pour sa part son lot de douleur dès l’entame de la crise de l’euro, et cela s’est d’abord reflété par les diverses manifestations populaires dont toute la scène
internationale apu avoir les échos.
Aussi, il n’y a pas de crise sans conséquences, mais ceux qui les subissent d’abord sont les couches les plus vulnérables, voire la classe moyenne. C’est ce que l’on peut actuellement
constater en Espagne quand on nous rapporte que des personnes, autrefois cadres d’entreprises et en préretraite maintenant, se retrouvent aujourd’hui à pointer à des agences pour emploi,
sans même grand espoir d’être embauchées. Ce sont des personnes de tout âge, qui se sont retrouvées, du jour au lendemain, sans ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins.
L’austérité adopté par le gouvernement espagnol a donc fini par avoir raison de la stabilité d’un grand nombre de ménages, se croyant autrefois à l’abri d’une telle situation.
En voyant tous ces espagnoles qui au départ menaient une vie que l’ont pourrait qualifier de « normale », on comprend alors à quel point nul n’est vraiment protégé d’un tel
concours de circonstances, même pour ce qui est des autres pays de l’union européenne.
Ainsi, le constat en est que ce sont maintenant les personnes de la classe moyenne espagnole qui sont de plus en plus touchées par les effets de l’austérité, créant dès lors une nouvelle
catégorie de pauvres.
Lentement mais surement, la précarité gagne du terrain parmi les populations et le statut de salarié normal donne place à celui de cas social. Pour beaucoup en effet, ce sont les pensions
et aides aux chômeurs qui leur permettent de tenir; ce qui constitue une situation peu enviable et dont l’on aimerait bien se sortir. Les solutions restent quant à elle peu nombreuses,
parmi lesquelles ont peu aussi compter les petits boulots, le travail au noir, ou encore la solidarité familiale qui trouve son origine dans les traditions espagnoles.
Mais que fait donc le gouvernement espagnol ?
Cette question est quasiment hors propos puisque l’on sait que le gouvernement espagnol a opté pour l’austérité, la rigueur économique.
C’est alors, qu’en plus d’un fort taux de chômage, les prix s’élèvent de plus en plus, allant
de ceux des transports aux divers produits de consommation (hausse de la TVA). Meme l impôt sur le revenu a augmenté, comme pour dire que la situation actuelle de l’économie espagnole ne
peut sembler être plus infernale.
Le programme de rigueur adopté par le gouvernement espagnol se poursuit jusqu’à présent, sans que l’on ne sache vraiment comment tout ceci va bien pouvoir se terminer. L’objectif quant à
lui est connu : l’entrée en possession de 150 milliards d’euros d’ici 2014.
Sera t-il atteint ?
Cet article constitue une reprise intégrale de celui publié sur le site Priximmo...dont nous remercions les auteurs.