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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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VOUS CHERCHEZ LA CAUSE DES DEFICITS DESTNES A JUSTIFIER LA REMISE EN CAUSE DE NOS DROITS SOCIAUX...

La loi n°73-7 du 3 janvier 1973 ?! Kezako ???

 

Jusqu’en 1973, le droit régalien de création monétaire permet au Trésor Public français d’emprunter directement à la Banque de France sans intérêts.

La loi n°73-7 du 3 janvier 1973 dite « loi Pompidou-Giscard » (du nom du Président en fonction : Georges Pompidou qui fut par ailleurs le directeur général de la Banque Rothschild et de son ministre de l’économie et des finances Valery Giscard d’Estaing) interdit désormais à l’Etat français de s’endetter auprès de cette institution et l’oblige donc à emprunter à des taux d’intérêts plus élevés auprès d’organismes financiers privés.

La même année, afin de faire face à un contexte économique rendu délicat par l’émergence du premier choc pétrolier, l’Etat contracte l’emprunt « Giscard d’Estaing » d’une valeur de 7.5 milliards de francs au taux de 7% l’an qui lui en coûtera finalement, au bout de 15 ans, plus de 90 milliards !!!

Aujourd’hui remplacée par l’article 123 du traité de Lisbonne (anciennement article 104 du traité de Maastricht), cette loi coûte aujourd’hui à la France plus de 50 milliards d’€uros d’intérêts (on ne parle bien que des intérêts) par an soit 1 milliard par semaine, ce qui représente le second poste de dépenses de l’Etat derrière l’Education Nationale et devant le budget de la défense !!!

Selon André Jacques Holbeck*, la dette de la France s'élève, à la fin de l'année 2009 à environ 1 500 milliards d'€ dont 1 340 milliards d'intérêts ! Autrement dit, le poids de la dette française est constitué à 90% d'intérets !!!

Cette loi, bientôt vieille de 40 ans et emblématique de la connivence des milieux politiques avec ceux de la finance, semble encore bien méconnue de la majorité des français ; elle est maintenant systématiquement dénoncée par Marine Le Pen ainsi qu’elle l’a été par Nicolas Dupont-Aignan et Jean Luc Mélanchon. Les extrêmes sont-ils les seuls à se soucier des intérêts de la France et des français ?

Déjà trahie par la loi de janvier 73, la France l’a encore été 30 ans plus tard, lorsqu’ayant rejeté le Traité de Rome en mai 2005 par voie référendaire, il lui a été imposé la version « pseudo-simplifiée » (comprendre : le français est un con !!!) dite de Lisbonne par voie parlementaire.

La France, berceau des droits de l’homme et de la liberté d’expression, n’a de démocratie plus que le nom.

Retour sur la loi n°73-7 : Explications (?) de V. Giscard d’Estaing

Faisant suite à mon article précédent intituléLa loi n°73-7 du 3 janvier 1973 ? Kezako ?, ce billet décortiquela réponse de VGE, sur son blog, à une question de A-J Holbeck, sur la promulgation de la loi Pompidou-Giscard.

VGE justifie l'adoption de cette loi en remarquant que cette démarche s'était imposée dans tous les grands pays au moment de sa promulgation ; est-ce pour autant que la mesure est judicieuse ? Les faits nous démontrent ajourd'hui que ce n'était pas le cas !!!

Il rappelle par ailleurs que le système de prêt d'une banque centrale à l'Etat est générateur d'inflation : ceci est vrai mais soulignons que l'inflation est un mécanisme qui, s'il pénalise les placements financiers, avantage néanmoins les emprunteurs... ainsi, l'augmentation des prix est compensée par une augmentation des salaires ; la part d'un emprunt à taux fixe pèse donc de moins en moins sur le budget du ménage à mesure que l'on approche du terme du remboursement.

Notons que le poids de la dette publique consécutive à cette loi oblige à une politique d'austérité avec toutes les conséquences qui en découlent (chômage, précarité, dégradation de la qualité des services publics, vente du patrimoine national...). Si inflation il y a, elle n'est, aujourd'hui, plus compensée par l'augmentation des salaires ; ceux-ci tendent à stagner, voire, dans certains cas, à régresser ! L'inflation, soit-disant combattue par cette loi, était un moindre mal, comparée aux ravages qu'elle a, depuis, engendrés !

Enfin, la dernière partie de sa réponse consiste à soigneusement éviter la question cruciale des intérêts versés aux organismes financiers privés et de se borner à rappeler que le capital emprunté, qu'il soit celui de la Banque de France ou bien des banques privées se doit d'être remboursé.

Bref, une réponse qui n'en est pas une ou bien juste l'aveu d'un traitre à la nation qui n'a pas sa place parmi les Immortels !

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