« Le Triple A est un atout que nous devons préserver à tout prix »,martelait François Fillon, le 5 novembre
dernier.
Deux mois après, le même premier ministre déclare benoîtement que la perte de cette note « n’est pas une bonne nouvelle mais [que] ce n’est
naturellement pas une catastrophe. [...] Ce ne sont pas les agences de notation qui font la politique de la France. » (13 janvier 2012).
Il existe deux explications possibles à cette contradiction de la parole gouvernementale : les dirigeants disent n’importe quoi afin de justifier les
choix qu’ils effectueraient de toute façon ou bien le triple A est avant tout un argument idéologique construit pour légitimer la domination des marchés financiers sur la démocratie et
l’adoption de plans de régression sociale.
A moins que les deux explications ne se cumulent…
En toute hypothèse, c’est la souveraineté populaire qui est victime.
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