Le candidat du PSOE, Alfredo Pérez Rubalcaba, a payé la politique et le bilan de José Luis Rodriguez Zapatero, ici au centre de l'image lors d'une réunion au Parlement (photo DR)
Mais ce sont surtout les considérations économiques qui ont dominé les débats électoraux, au demeurant assez ternes. Jamais une campagne électorale en Espagne n'aura été marquée à ce point
par les préoccupations économiques, et jusqu'au dernier jour.
Le chômage, qui touche 21,5 % de la population active, était évidemment la question principale ; c'est sans aucun doute l'élément le plus déterminant dans l'issue de ces élections qui
semblaient jouées d'avance, surtout depuis que Zapatero avait décidé, à l'été 2011, d'avancer le scrutin d'un semestre. Une anticipation sur le calendrier qui signifiait déjà la
quasi-impossibilité du gouvernement à faire face aux réalités macro-économiques. Malgré les mesures drastiques adoptées pour essayer d'endiguer la crise avec par exemple ma baisse moyenne du
salaire des fonctionnaires de 5 %, ou encore l'augmentation des taux des durées de cotisation pour la retraite. Des mesures et un bilan qui aboutissent à la débâcle électorale du parti
socialiste espagnol et de son représentant, Alfredo Pérez Rubalcaba, qui fut ministre de l'intérieur de José Luis Rodriguez Zapatero jusqu'au début de campagne.
D'autant que l'Espagne n'est pas à l'abri des turbulences ni des variations de la « prime de risque », que les Espagnols ont appris à connaître au cours des derniers mois, et que reste
toujours un sujet de préoccupation. La veille du scrutin électoral de ces élections générales, ce différentiel avec les taux d'emprunt des bons allemands à 10 ans flirtait même avec les 500
points, ce qui plaçait l'Espagne dans une situation extrêmement périlleuse.