J'ai entendu que M. Proglio va gagner 157 fois le SMIC, est-il vraiment 157 fois plus compétent et intelligent que le SMICARD moyen.
Pour parler un peu de façon mathématique, oui à une proportionnalité des salaires en fonction des compétences, des capacités, de l'ardeur au travail et du dévouement, en effet le système soviétique
trop nivelant n'encourageait pas le travail et l'investissement individuel (on peut être de gauche et avoir pris conscience de cela depuis longtemps).
Mais avec les rémunérations de ces grands patrons, nous avons quitté la fonction linéaire pour la fonction exponentielle donc le sentiment d'injustice suit la même courbe, il va falloir s'y
habituer.
Autre réflexion, M. Copé (et d'autres) argumente sur le fait que les compétences pour diriger des groupes de la taille d'EDF ou de VEOLIA sont rares, mais qui organise et entretient depuis des
décennies un système éducatif aussi malthusien dont le but n'est plus depuis longtemps de faire s'épanouir les compétences et les talents (mots dont nos hommes politiques abusent d'ailleurs) mais
d'éliminer au fur et à mesure les plus fragiles, de décourager les jeunes par des spécialisations trop précoces, par des charges de travail parmi les plus élevées du monde, par des numerus clausus
dont le but n'est pas de choisir les bons candidats pour les bons postes mais de préserver le pouvoir d'achat des professionnels déjà installés (il paraît que l'on manque cruellement de médecins et
d'infirmières, ne pouvait-on pas en former plus?). La concurrence entre les travailleurs c'est bon pour l'économie mais seulement pour les sans-grade et peu diplômés, cela permet de faire pression
sur eux. Pour les grands de ce monde, on reste entre soi en organisant la rareté, cela permet de justifier les salaires élevés!
Dernière question, M. Proglio a-t-il vraiment 157 fois plus de besoins que moi ou alors, une famille nombreuse à nourrir?