Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Primaires ou pas primaires, en écoutant ce matin sur Europe 1,le Président de la BCE Monsieur Jean Claude Trichet,j’ai parfaitement compris que quelque soit le résultat des votes et quelque soit l’élu sortit des urnes, que ce soit pour la primaire socialiste comme pour la présidentielle à venir, la politique qui sera imprimée sera celle de la BCE.
Elle est toute simple la politique préconisée par Trichet, larbin et aux ordre des marchés financiers : rigueur, rigueur, rigueur…et à terme remise en cause de nos droits sociaux. La réforme des retraites ne constituant qu’un avant bouche d’un repas beaucoup plus indigeste à venir. Que ce soient Hollande, Aubry, Sarko en France, Zapatéro en Espagne et d’autres, la mise en place des recettes imposées sera partout la même.
Aussi, les indignados ont parfaitement raison de se révolter contre ce système inique. Ils ont compris que les dominés n’existent que par leur consentement à la domination et ils n’entendent plus s’agenouiller devant le divin marché et leurs grands prêtres, qu’ils soient de l’UMP, du Modem ou du PS..
Trichet a indiqué ce matin que les prix avaient été stabilisés en Europe depuis 10 ans et qu’ils allaient l’être vraissemblablement pour les 10 prochaines années. Outre le fait que la passage du franc à l’euro fut une escroquerie sans nom pour nos concitoyens, manifestement ce grand expert qu’est trichet ne pratique pas l’usage de faire lui-même ses courses dans les supers, hypers,et autres officines de la distribution. Il doit confondre dans sa suffisance dogmatique et conventionnelle ; salaires et prix…
Concernant les salaires et les droits sociaux ce sont bien ceux là qui ont servi de variable d’ajustement au bénéfice de la rentabilité indécente des marchés financiers. Quant aux prix ils n’ont cessés d’augmenter et les ménagères, et tous ceux qui pratiquent l’usage de faire leurs courses en savent quelque chose.
A cette indifférence face aux réalités du réel vécu par nos concitoyens, il faut une véritable insoumission politique et ce par trois moyens :
1°/ la conscience informée de nos concitoyens en dénonçant ,toujours et partout, les turpitudes de la mondialisation capitaliste, qui n’est pas confondre avec l’internationalisme prolétarien
2°/ la dénonciation des traités européens,instruments de domination des marchés et de remise en cause de l’ensemble de nos droits sociaux via l'abandon de notre souveraineté, c’est ce que nous avons envisagés en rejoignant le front de gauche,
3°/ la sortie de l’euro comme le préconise si bien dans son ouvrage du même nom, et fort bien documenté, notre ami Jacques Nikonoff, c'est à cela que nous devront convaincre nos amis du front de gauche.
Hors de ces trois chantiers, je ne pense pas qu’il y ait d’autres voies de salut.
Jacky Eouzan.
Chargé des relations extérieures de République et Socialisme