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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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POINT DE VUE SUR LA CRISE...

   
   
La Crise ? Mais quelles Crises ? (Partie 1/3)

Voici maintenant plus de 2 ans que l’on parle de la « Crise ». Le terme même de crise est presque devenu un mot générique pour expliquer tous les maux dont nous souffrons. Mais en fait, il n’y a pas une crise mais des crises qui s’imbriquent entre-elles et nous mettent dans une des pires situations de notre histoire.

Au travers de 3 articles, nous essayerons d’identifier et d’expliquer les différentes crises, mais surtout d’apporter des pistes sérieuses pour en sortir, en étudiant leurs effets imbriqués et les solutions possibles.

Tout d’abord essayons d’identifier les différentes crises que nous traversons : monétaire - financière - économique, et de bien comprendre leur histoire, leurs causes et leurs effets avant de passer en revue les solutions.

Les crises monétaires

Les accords de Bretton Woods

Il nous faut remonter aux accords de Bretton Woods en juillet 1944 pour bien comprendre les origines des crises actuelles. En 1944, les accords de Bretton Woods eurent l’ambition de mettre en place des accords économiques entre les pays alliés afin de reconstruire et d’assurer le développement des pays touchés par la guerre.

A cette occasion, deux visions se sont affrontées : celle de John Maynard Keynes (célèbre économiste britannique) et celle d’Harry Dexter White (économiste américain).

Keynes proposait la mise en place d’une monnaie de réserve supranationale, baptisée le Bancor, à laquelle auraient été rattachées les différentes monnaies nationales. Le Bancor aurait été compensable (via une organisation internationale) en n’importe quelle devise d’un pays membre, et aurait été un panier de devises nationales en fonction de leur poids économique respectif.

White proposait l’utilisation du dollar américain comme devise de référence mondiale, et en particulier pour tous les échanges commerciaux. La convertibilité du dollar américain en or devant être garantie par les Etats-Unis au cours de 35 dollar américain pour une once d’or (+/- 31.1 grammes).

Ce fut la proposition de White, et des Etats-Unis (grand vainqueur de la seconde guerre mondiale), qui l’emporta et dès cet instant le dollar américain devint la devise de référence dans les échanges commerciaux internationaux.

Dès lors, ceci signifiait que toute transaction commerciale (achat ou vente) avec un pays étranger se faisait en dollar américain. Par conséquent chaque pays devait acquérir des dollars américains en vendant des biens pour ensuite pouvoir en acheter dans un autre pays en payant en dollar américains.

Certains pays comme l’Allemagne et le Japon se spécialisèrent très rapidement dans l’exportation de biens et accumulèrent des réserves importantes en dollar américain. D’autres pays, comme la France, privilégièrent le développement de leur marché intérieur tout en maintenant un effort sur les exportations sans pour autant en faire une priorité nationale.

Le taux de conversion de 35 dollars américains pour une once d’or permettait d’assurer des taux de change stables entre les différentes devises, en utilisant comme devise pivot le dollar américain. Les Etats-Unis jouissaient d’une position dominante pour financer leur dette car beaucoup de pays avaient besoin de dollars américains, mais aussi disposaient aussi d’excédents en dollar américains à placer.

La fin des accords de Bretton Woods

Aucun contrôle n’ayant été instauré par les accords de Bretton Woods sur la quantité de dollars américains émis, il y eu d’abord une pénurie de dollars américains jusqu’en 1958, puis ensuite d’importants excédents en raison des besoins des Etats-Unis pour financer la guerre du Vietnam et leur course à l’espace.

Les pays exportant le plus vers les Etats-Unis accumulèrent d’importantes réserves en dollars américains et commencèrent à exiger la conversion en or de leurs réserves en dollars américains. La France fut l’un des pays les plus exigeants en matière de conversion en or de ses réserves de dollars américains.

Les Etats-Unis, ne souhaitant pas voire leurs réserves d’or fondre comme neige au soleil, décidèrent en août 1971 de suspendre la convertibilité du dollar américain en or. Cette décision, suivie de la mise en place des changes flottants en mars 1973 et des accords de la Jamaïque en janvier 1976 mirent fin définitivement au système monétaire international organisé depuis les accords de Bretton Woods, signés en 1944.

La morale des accords de Bretton Woods

Robert Triffin mis en évidence, dès 1960, le paradoxe du système de Bretton Woods, lequel rendait nécessaire le déficit de la balance des paiements des États-Unis pour alimenter le monde en moyens de paiement internationaux, ce qui ne peut que contribuer à un affaiblissement progressif de la confiance envers la monnaie de référence.

Si la monnaie de référence avait été une devise supranationale (panier de devises nationales), comme le proposait Keynes avec le Bancor, alors le poids de chaque devise nationale aurait pu évoluer en fonction du poids économique de son pays respectif. Ainsi aucun pays n’aurait eu ni à accumuler des réserves ni à procéder à de la création monétaire, donc à de l’inflation, en fonction des réserves accumulées en monnaie de référence.

La décision brutale de passer à un système de changes flottants a provoqué un désordre dans le système monétaire international, lequel contribue régulièrement à des poussées de fièvre, à des mouvements spéculatifs et à maintenir le système actuel dans une situation de stabilité précaire.

Malgré la fin des accords de Bretton Woods, le dollar américain est toujours la devise de référence dans les échanges internationaux, et c’est par l’augmentation abyssale de leur dette publique que les Etats-Unis ont continué à faire face à la forte demande de dollars américains.

Il semblerait que la morale des accords de Bretton Woods soit celle d’une vision hégémonique des Etats-Unis sur le système monétaire international, qui a eu le mauvais effet de leur donner l’impression de pouvoir créer autant de monnaie que nécessaire sans tenir compte de la contre valeur réelle.

Aujourd’hui la perte de confiance dans le dollar américain est telle que nous assistons à des initiatives visant à ne plus utiliser le dollar américain comme devise de référence dans les échanges internationaux. Pour exemple : l’initiative de mettre en place une banque des BRICS, laquelle viendrait supplanter le rôle du FMI et celui de la Banque Mondiale, pourrait mettre définitivement fin au règne du dollar américain par l’utilisation du Yuan chinois, ou d’un panier de devises, comme monnaie de référence.

Si cela venait à se produire, et nous n’en sommes plus très loin, alors les Etats-Unis se retrouveraient dans une situation difficile en raison de leur dette abyssale. L’initiative des BRICS ressemble, donc, à l’anticipation d’une fin inéluctable du règne du dollar américain.

Ceci semble d’autant plus se confirmer que, parmi les BRICS, certains pays ont eu à faire face à des crises monétaires graves en raison de leur dépendance au dollar américain, et leur retour sur le devant de la scène ne se fera pas pour maintenir le système monétaire international actuel, lequel a déjà failli les ruiner.

Le serpent monétaire européen

Après la fin de la convertibilité du dollar en or, en août 1971, et avant la mise en place d’un système généralisé de changes flottants, en mars 1973, l’Europe se dote d’un mécanisme, baptisé serpent monétaire européen, afin de stabiliser les taux de change entre ses principales devises et de mieux se protéger contre les attaques spéculatives.

Le principe de ce mécanisme était que l’ensemble des pays membres interviennent sur les marchés de change pour maintenir dans une marge de fluctuation de +/- 2.25% leur devise nationale par rapport aux autres du serpent monétaire.

Le serpent monétaire, lancé en avril 1972, ne connu pas le succès escompté et dès juin 1972 et janvier 1973, la livre sterling et la lire durent en sortir. Lors de la crise du dollar à fin 1977 - début 1978, les devises européennes durent en sortir les unes après les autres. Le serpent monétaire européen fut, dès mars 1979, remplacé par le Système Monétaire Européen.

Du Système Monétaire Européen (SME) à l’Euro

La mise en place du SME fut l’objet d’âpres discussions, mais qui finirent par aboutir, au début 1979, à la création d’une monnaie fictive baptisée ECU (European Currency Unit) constituée d’un panier de devises européennes en fonction des poids économiques respectifs de leur pays d’origine.

Le SME prévoyait aussi le maintien de marges de fluctuation de +/- 2.25% des devises dites fortes par rapport à l’ECU, et des marges de fluctuations élargies pour les devises considérées comme moins fortes. L’ECU fut essentiellement utilisé comme unité de compte européenne, puis comme monnaie de réserve.

L’ECU permis à ses débuts une assez bonne stabilité des monnaies européennes et une bonne résistance au second choc pétrolier (1979-1980). Les dévaluations successives du franc français, du franc belge et les attaques spéculatives finirent par mettre en évidence les limites du SME, et la décision fut prise de mettre en place une monnaie commune : l’Euro. Cette décision fut ratifiée par le traité de Maastricht en 1992.

Ce ne sera qu’à la mi-1993, après plusieurs attaques spéculatives (notamment de George Soros), que l’impossibilité de maintenir les marges de fluctuations se matérialise et que ces dernières sont étendues de +/- 2.25% à +/- 15% signifiant de fait la fin des principes d’interventions du SME.

L’ECU se dirigeait désormais vers l’euro et resta assez stable jusqu’à l’entrée en vigueur de l’euro au 1er janvier 1999 pour les transactions financières, puis sa mise en circulation au 1er janvier 2002.

Dès ses débuts l’euro, initialement introduit au cours de 1.1665 dollars américains, baisse fortement à 1 dollar américain à fin 1999, puis atteint son plus bas en octobre 2000 à 0.8270, et finit par retrouver son cours initial à la mi-2003.

C’est durant la période où l’euro fut à son plus bas que la France connue une de ses dernières situations économiques florissantes. La remontée de l’euro, conjuguée à d’autres facteurs (notamment de perte de compétitivité), fit que très rapidement la situation économique de la France se dégrada, et le premier élément visible fut le déficit chronique, et sans cesse croissant, de notre commerce extérieur depuis 2004.

L’Euro : un emballement de la situation

Il faut bien comprendre qu’en 2008 nous avons découvert que certaines banques avaient accumulé des actifs, dits toxiques, qui ne valent, aujourd’hui, quasiment plus rien mais qu’elles refinancent afin de ne pas réaliser de pertes en les liquidant.

Le pari de ces banques fut donc d’améliorer leurs profits pour compenser leurs pertes futures, tout en refinançant ces actifs pour gagner du temps, et en espérant qu’aucune nouvelle crise ne vienne les secouer. Pour engendrer des revenus importants, ces banques se devaient de « booster » leurs revenus, et bien au-delà de ce que leurs activités traditionnelles peuvent leur rapporter.

Ceci a eu pour effet un stress important sur les liquidités disponibles, et donc directement sur l’économie réelle. Cette dernière se contracte, de plus en plus, et se rapproche d’un état général de récession économique, posant de sérieux doutes sur les capacités des pays de la zone euro à faire face à leurs dettes.

La stratégie de nos dirigeants européens fut celle de réduire les dépenses en imposant, dans les pays en difficulté, des cures d’austérité sans précédent, au lieu de se focaliser sur la relance de la croissance par de vrais investissements (et non pas par l’augmentation des dépenses). La difficulté de la zone euro à prendre rapidement des décisions énergiques, nous a conduit dans la situation actuelle.

C’est cette conjonction d’événements, d’effets domino et de décisions mal adaptées qui est à l’origine de la « Crise », ou plutôt des crises (financière, de la dette, monétaire, économique et bientôt sociale), que nous traversons. Le stress des banques, l’étranglement des économies par les cures d’austérité, les risques de contrepartie et la crise des dettes souveraines provoquent, entre autre, un manque cruel de liquidités.

Les deux derniers LTRO (489 Mia € en décembre 2011 et 529 Mia € en février 2012) de la BCE, pour un montant total de 1 018 Mia €, sont la preuve flagrante que le système bancaire de la zone euro a failli imploser faute de liquidités à la fin 2011. Nous voici donc de retour à la situation post Lehman Brothers de 2008, où les problèmes de liquidités furent à leur zénith.

Le second LTRO de février 2012 a permis d’injecter, de nouveau, des liquidités (529 Mia €) pour permettre aux banques d’anticiper certaines pertes sur la Grèce, mais aussi d’acheter de la dette souveraine de certains pays comme l’Italie et l’Espagne, afin d’éviter un crash brutal de la zone euro.

L’Espagne, dont les administrations publiques (Etat compris) avaient un retard de paiement moyen de 178 jours et un montant total de 45 Mia € en souffrance - ce qui, au passage, a provoqué la faillite de 350 000 PME - a reçu une bouffée d’oxygène via les 152 Mia € empruntés par ses banques à la BCE, mais pour combien de temps ? Le montant des actifs « improductifs » (pour ne pas dire « pourris ») espagnols est estimé à 176 Mia € par la Banque d’Espagne. De nouvelles tensions sociales (24% de chômage) et financières (récentes difficultés à emprunter sur les marchés) rendent le risque d’implosion de la zone euro de plus en plus imminent.

Le Portugal ne va pas mieux et son retour sur les marchés à fin 2013 est plus qu’improbable. Le cas grec reste un vrai casse-tête. La Troïka (UE - FMI - BCE) a étranglé l’économie grecque en imposant des plans d’austérité d’une telle violence que le pays est entré dans une très forte récession, et les plans d’aides récemment accordés ne seront pas suffisants. De nouveau en juin 2012, il faudra aider la Grèce, sauf si les élections législatives grecques, à la fin avril, signent l’épilogue du cas grec et de l’euro. En attendant, on commence à voir des manifestations violentes anti-BCE à Francfort (cf. incidents du 31 mars dernier).

L’Allemagne est aussi concernée, car elle réalise près de 60% de ses exportations dans les pays de la zone euro, lesquels sont en proie à des difficultés, et sa consommation intérieure n’est pas actuellement suffisamment élevée pour pouvoir compenser ce manque à gagner. De plus des tensions inflationnistes apparaissent suite à l’augmentation des salaires de 5 à 6.3% dans différents secteurs. Qui dit inflation dans un contexte général plutôt déflationniste, dit perte visible de compétitivité … Les difficultés récentes d’enseignes comme Schlecker (30 000 salariés) et Q-Cells (2 000 salariés) sont des signes à ne pas ignorer.

Mais le vrai signal d’alarme, venant de l’Allemagne, est plutôt le débat sur le niveau des créances de la BundesBank dans l’EuroSystème (via Target2). A fin février 2012, la BundesBank avait une position nette (créancière) de 547 Mia € dans l’EuroSystème. Cela signifie, qu’en plus de sa contribution aux multiples plans de sauvetage de l’euro, l’Allemagne a octroyé l’équivalent d’une ligne de crédit - sans aucun vote de son Parlement - pour un total de 547 Mia € aux pays de la zone euro.

En cas d’explosion de la zone euro, ces montants s’ajouteraient à ceux des multiples plans d’aides et facilités, lesquels représentent 1 400 Mia € (prêts bilatéraux + MESF + FESF + MES + FMI + LTROs). Nous arrivons désormais à +/- 2 030 Mia €.

Pour illustrer notre dernier propos, citons quelques chiffres, à fin décembre 2011, où seules 4 banques centrales de l’EuroSystème étaient créancières : Allemagne : +463 Mia €, Luxembourg : +111 Mia €, Pays-Bas : +155 Mia € et Finlande : +67 Mia €, soit un total de 796 Mia € « de facilités de liquidités prêtées » par 4 pays à 11 autres de la zone euro (2 ayant un solde à 0), et dont 650 Mia € sont pour les pays « PIIGS ».

Désormais, la situation de la zone euro ne semble plus tenir qu’à un fil, et la vraie question est moins le fait qu’elle explosera ou pas, mais plus ce qu’il faut faire pour ne pas subir passivement les événements, et ce quoiqu’il arrive …

L’Euro : comment rebondir ?

L’euro, monnaie unique, est le résultat d’une volonté politique allant à l’inverse du bon sens économique. La volonté politique était d’encourager la création de la fédération des Etats-Unis d’Europe (EUE), en faisant disparaître à terme la souveraineté des pays au profit d’un seul et unique pays : l’EUE. Pour cela, il fallait commencer par les frontières, puis mettre en place une monnaie unique pour tous.

Le contresens économique réside dans le fait d’avoir mis en concurrence directe tous les pays entre eux, sans moyen d’ajustement des différences de compétitivité. Cet ajustement se faisait, auparavant, par les taux de change entre les monnaies nationales. Son absence accentue les chocs asymétriques entre pays.

Pour réajuster sa compétitivité, chaque pays de la zone euro ne peut que réduire ses dépenses (souvent sociales) et, surtout, faire de la déflation salariale pour s’aligner sur les plus compétitifs. C’est ce que l’Allemagne a fait dès 2002 avec l’« Agenda 2010 », pour baisser ses dépenses et geler les salaires pendant 8 ans. C’est une belle réussite pour nos amis allemands, mais à quel prix : plus de 25% de travailleurs pauvres, 40% de travailleurs à temps partiel ou en intérim, et des millions d’emplois payés 1 €/heure.

Une solution pourrait être de passer d’un euro monnaie unique (la seule et unique monnaie pour chaque pays) à un euro monnaie commune (chaque pays disposant de sa monnaie nationale et participant à une monnaie commune en fonction de son poids économique et ce pour ses échanges intra et extra zone euro). Avant l’euro, il y avait l’ECU, lequel était stable et proche d’une monnaie commune.

Le passage à un euro monnaie commune permettrait donc de disposer, de nouveau, des monnaies nationales avec des taux de changes fixes avec l’euro monnaie commune, mais révisables (par la concertation) afin de compenser les distorsions entre les économies de chaque pays membre. Ainsi, plus aucun pays membre ne serait obligé de s’aligner sur l’Euro-Mark, et payer un lourd tribut économique et social au maintien d’une monnaie forte et souvent inadaptée à ses propres besoins.

De nouveaux pays pourraient ainsi plus facilement rejoindre la zone euro, et un pays en difficulté pourrait sortir de la zone euro sans la mettre en danger, puis revenir après avoir rétabli sa situation économique.

Aujourd’hui, la Grèce, malgré qu’elle ne pèse que 3% du PIB et 4% de la dette de la zone euro, met en danger la seconde puissance économique mondiale. Comment un pays avec un si faible poids peut-il mettre en danger tous les autres ? Il y a donc un gros « bug » dans le logiciel de l’euro : le fait qu’il soit une monnaie unique.

C’est désormais aux politiques européens à agir pour éviter les pires difficultés en lançant rapidement une réflexion ouverte et sans dogme … L’Europe est un projet ambitieux qui a besoin d’un nouveau départ, et de beaucoup de pragmatisme …

 

Conclusion

Nous arrivons à la fin d’un cycle pour le dollar américain, et d’une brève existence pour l’euro monnaie unique. L’initiative récente des BRICS va très bientôt mettre en évidence la nécessité de rééquilibrer les poids respectifs des grandes monnaies en fonction de leur puissance économique réelle.

La bipolarité dominante euro-dollar, à la base de l’économie financière, va connaître des bouleversements importants et l’initiative des BRICS devrait permettre l’émergence d’un nouveau système monétaire international basé sur une monnaie comparable au Bancor de Keynes, composée d’un panier de devises majeures (devise des BRICS, yen, dollar américain, euro monnaie commune, …).

La fin de l’utilisation du dollar comme monnaie de référence dans les échanges internationaux devrait secouer suffisamment le système financier international pour que nous assistions au retour de la prédominance de l’économie réelle sur l’économie financière, et à la fin de certaines positions quasi-monopolistiques tout comme de pratiques hyper-spéculatives.

by Jean Paul Letombe

(A suivre)

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