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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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PAS DE COUP DE POUCE AU SMIC...IL FAUT BIEN QUE JE VIVE..

Ça plane pour lui

Au moment où Nicolas Sarközi nous appelle à nous serrer la ceinture, le journal réunionnais « Clicanoo  » révèle le scandale du dernier voyage présidentiel à La Réunion.

Manifestement Sarközi n’aime pas se priver.

En effet, les 18 et 19 janvier 2011, le Chef de l’Etat avait décidé d’aller présenter ses vœux dans nos lointains départements, à La Réunion

 

L’information est reprise par « l’observatoire des subventions  », et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas flatteuse pour Sarkozy.

 

Ce sont 3 journalistes de « Clicanoo » qui ont enquêté pour découvrir les détails de ce voyage luxueux.

 

L’un est allé compter le nombre d’appareils mobilisés, et le nombre de personnes transportées.

Un autre est allé enquêter dans l’hôtel qui recevait les invités, en se renseignant sur le tarif des chambres, et sur le nombre de chambres réservées.

Un autre enfin s’est rendu à la mairie de Saint-Denis pour connaître le tarif de location de la salle où devait se tenir la cérémonie, et sur les frais supplémentaires qu’il fallait ajouter : la clim, la sono, les éclairages, et le reste.

 

Le rédacteur en chef de ce journal affirme :

« D’une manière générale, nous avons fait notre calcul en nous basant sur les tarifs les plus bas. Nous avons donc minoré le coût de la visite. Nous nous sommes appuyés sur des chiffres précis et des données bien réelles. Ce chiffre n’est pas une invention de l’esprit. C’est un calcul objectif, sans jugement (…) Nous avions auparavant interrogé l’Elysée, mais il n’a pas répondu, idem pour la Préfecture ». lien

 

Pour aller présenter ses vœux aux réunionnais, le Chef de l’Etat a dépensé 815 000 € pour son transport.

 

Comment en est-on arrivé à une telle addition ?

4 avions ont été mobilisés : l’avion présidentiel bien sûr, avec sa cafetière à 25 000 €, sa douche, sa chambre présidentielle, doté d’un lit de 2m sur 2m « double king size », son salon, son centre médical, sa salle de communication, la cabine des accompagnateurs (on se souvient que son AirBus a couté aux contribuables 176 millions d’euros) 

Il y avait une deuxième Airbus pour emmener sa délégation et les journalistes, un Falcon 50 vide au cas où…et un autre avion, un A310 pour le reste de la délégation et des journalistes.

Rappelons que l’heure de vol de l’Airbus présidentiel revient à 20 000 € et qu’il faut  10 heures pour joindre Paris et La Réunion.

   

On peut voir sur de nombreux sites l’arrivée du convoi présidentiel, avec « Marseillaise  » de rigueur, et petits drapeaux bleus blancs rouges, qui avaient manifestement été distribués à la foule obéissante.

 

Malgré cet accueil très « spontané », on notait la présence des nombreux cranes rasés des services de sécurité…

Il y a heureusement des bains de foules plus récréatifs.

Qui dit discours dit fatalement petits fours et buffet : celui-ci, sans compter les boissons, a couté aux contribuables français 23 000 €.

Pour la réussite d’un tel évènement, il fallait bien sur des invités. Le Chef de l’Etat a demandé à la préfecture réunionnaise d’envoyer 10 000 invitations personnalisées aux fonctionnaires, chefs d’entreprises, commerçants, et autres personnalités.

La facture s’est montée à 17 000 €.

Naturellement, il fallait une belle salle pour contenir tout ce beau monde. lien

Elle a été louée 17 000 € auxquels il faudra ajouter les jeux de lumière, la sonorisation, les frais de personnel, le nettoyage.

Afin de ne pas trop transpirer, notre nimpérial président a réclamé qu’une climatisation soit installée sous l’estrade sur laquelle il devait donner ses vœux.

Cout de la clim : 50 000 €.

Puis, comme le président et sa cour avait décidé d’y passer 24 h, il a fallu loger tout ce beau monde.

L’hôtel le plus beau a été choisi, un 4 étoiles  : le Palm Hôtel & Spa de Petite-Ile, et 55 chambres ont été réservées pour 55 personnes, dont les ministres, les conseillers, le personnel de sécurité, les chefs d’entreprise. Coût de l’hôtel, sans les extras, 13 000 €.

Quel autre hôtel aurait pu être choisi ?

Le tarif des 32 chambres supérieures, de 34 mètre carrés chacune, est de 290 €.

Les 16 chambres luxes, dotées d’un salon intérieur, avec vue sur l’océan coûtent 330 €.

Les 14 « suites junior » de 55 mètres carrés sont à 370 €.

Quant aux 3 suites lodges possédant chacune un spa individuel sur une varangue surplombant la plage, il faut compter 630 €.

La direction de l’hôtel promet «  des moments de plaisirs inoubliables, avec hammam, bassin d’eau à remous, cascade d’eau fraiche, salles de massage, paillote de massage-bain de fleurs, soins de bien-être parmi lesquels bain de fleurs exotiques aux huiles essentielles, gommage à l’Or blanc de Saint-Leu, massage aux pierres semi précieuses »…

Nul ne doute quel aura été le choix de notre « économe » président.

Il faut ajouter à cette petite facture les frais concernant les renforts de police, de gendarmerie, qui se sont montés à 688 000 €. 

Le total du voyage a couté aux contribuables français 1,6 million €

Lorsque le journal réunionnais a publié cette information, les réactions ont été vives, et provoqué un débat sur « Radio Freedom  », la première radio de l’Ile.

Pour que la fête soit complète, Sarközy s’est arrêté sur le retour à Djibouti, pour aller serrer quelques mains.

En France, l’information est passée quasi inaperçue, et « le Post » a questionné les services de la Présidence de la République, lesquels n’ont pas daigné répondre. 

Pour la petite histoire, c’est justement à La Réunion en février 2007 que le candidat Sarközi avait déclaré :

« Je serais un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants et ignobles avec les faibles ».

Voilà au moins une promesse qui a été tenue.

On le voit, la crise n’est pas la même pour tout le monde, et pendant que les Français ont dû se contenter de promesses, n’ayant eu pour le SMIC en 2011 qu’un simple réajustement par rapport à l’augmentation du cout de la vie, 

4,6 millions de chômeurs, chiffre officiel à ce jour. Ils étaient 2,4 millions à être privés d’emploi en 2006.

Alors comment ne pas qualifier d’échec la politique menée depuis son accession au pouvoir par Nicolas Sarközi ?

Que dire par exemple de l’augmentation des frais de carte de séjour des étrangers en situation régulière : le renouvellement annuel ou la délivrance d’un duplicata est passé de 70 € à 110 €. Cette mesure inique vient d’être prise très discrètement dans l’indifférence générale. 

 

En attendant, en France ils sont de plus en plus nombreux à mourir dans la rue.

Sur le site « morts dans la rue », on apprend qu’entre 1998 et 2007 ils ont été 1038 a laisser leur vie sur un coin de trottoir, soit 103 par année.

 

En 2007, date de l’élection présidentielle, ils ont été 243 à mourir de froid dans la rue.

En 2008, le chiffre s’est élevé à 390.

En 2009, il a été de 405, et alors que nous ne sommes qu’à la moitié de l’hiver, à ce jour, le chiffre de 398 morts dans la rue vient d’être atteint.

Pourtant, le 18 décembre 2006 à Charleville-Mézières il avait promis :

 «  Je veux, si je suis élu président de la République que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid ». 

 

On voit le chemin qui a été parcouru.

En attendant la dette publique française continue de grimper, et elle a atteint les 1700 milliards €  fin 2010 .

Elle est passée de 4% du PIB au moment de l’élection de Sarközi en 2007 à plus de 8% de ce PIB fin 2010.

 

Ça n’a pas empêché le Chef de l’Etat d’acquérir depuis 2007, 4 sous-marins nucléaires pour un total d’un peu plus de 24 milliards d’euros. l

Depuis 2007, le total consacré aux dépenses militaires est de plus de 100 milliards d’euros. 

Alors bien sûr, Sarközi tape de ses petits poings énervés sur la table, lors des G20, des G8, ou à Davos, affirmant sa volonté de « moraliser le capitalisme » sachant bien que ça n’aboutira pas, puisque la Chine et les USA opposent leur droit de véto.

Par contre au niveau Européen, tous sont d’accord pour une telle mesure…sauf la France.

 

C’est ce que nous a appris le 29 janvier, Karima Delli, la jeune député écologiste européenne sur France Culture.

Ce qui est une situation pour le moins paradoxale que l’on essaye de comprendre.

Mais le plus surprenant de tout çà, ce sont les 35% de nos concitoyens qui ont encore une opinion favorable sur l’action du président de la République. 

Comme dit souvent mon vieil ami africain : « Les hommes sont comme la publicité, il ne faut jamais croire ce qu’ils nous disent  ».  

L’image illustrant l’article provient de « youyou29.over-blog.com »

Cabanel

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