« L'accord prouve que nous défendrons l'euro quoi qu'il en coûte », a commenté hier le commissaire européen aux Affaires monétaires
Olli Rehn. En voilà un qui a au moins le mérite d'être honnête.
Le maintien de la Grèce dans l'euro a déjà coûté 110 milliards d'euros, que le peuple grec, seul variable d'ajustement dans un système où on refuse de
toucher à la monnaie, devra rembourser, au prix d'une fonte de ses revenus de 15 à 20%.
Pour le Portugal et l'Espagne, les eurocrates ont déjà provisionné plusieurs centaines de
milliards, et nul ne sait comment une défaillance de l'Italie, ou de la France, pourrait être financée...