Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Référendum ? est-ce que j'ai une gueule de référendum ?
Comme disait le regretté Pierre Desproges, "on ne rit de bon coeur que dans les cimetières". Aussi, à la lecture des réactions à l'annonce d'un référendum prochain en Grèce, ai-je été pris d'une crise inextinguible de franche hilarité.
Pourtant, depuis la Première Croisade, on le savait, il faut se méfier des Grecs, "fourbes levantins à la sournoiserie sans limite".
Depuis le début de cette affaire Grecque, qui est en fait une affaire Européenne ou plutôt monétaire Européenne, on pouvait se demander quel jeu jouait donc Papandréou, président de l'Internationale Socialiste, à se coucher si servilement devant les financiers du monde et leurs deux représentants, les chefs d'état Français et Allemand.
Il est vrai que les précédents Schroeder, Blair, Zapatero, Socrates nous avaient éclairés sur la profondeur de l'engagement pour la justice sociale du socialisme Européen nouvelle mouture, revisité Chicago.
Mais quand même, là, on atteignait un summum de crapulerie. Au nom des banques, on soumettait la nation Grecque à des conditions qu'aucun envahisseur n'aurait jamais osé leur demandé, allant jusqu'à soumettre le gouvernement du pays à un gauleiter Allemand, pardon, un administrateur Européen. Papandreou voulait-il rester pour la postérité Hellénique, le symbole de la trahison ? Quel esprit de sacrifice l'animait-il ?
J'ai écrit, ici même, un article sur" l'Europe et le jeu du pétard", dans lequel il est écrit que Papandreou jouait au plus fin au fameux jeu du pétard. La dernière fois qu'il l'avait eu dans la main, il l'avait repassé en disant qu'il ne le reprendrait que si l'UE appliquait pleinement le FESF. Manque de pot, en un temps record, les 17 votaient le FESF, même les plus récalcitrants et les banques acceptaient une décote(apparente seulement...) de 50%.
Damned, Papandreou qui traînait des pieds pour executer son service public était fait comme un rat.
Rebondissement totalement imprévisible, il va soumettre le plan de rigueur à référendum. Aussi est-ce avec un colossal rire nerveux que j'ai lu cette annonce car, ne nous y trompons pas, eu égard au délai et à la fragilité de l'UE aujourd'hui, ceci est l'annonce pure et simple de la faillite de la Grèce, de sa sortie forcée de l'euro, et par conséquence de l'explosion rapide de la zone du même nom voir de tout édifice patiemment construit depuis 50 ans.
A noter que la réaction de Sarkozy a été de déplorer qu'on en appelle au choix du peuple. Édifiant.
Tous aux abris.