Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Si ce référendum grec a, ce matin,
un peu plus de chances d'être effectivement réalisé qu'hier (mais on sera fixé après le vote du Parlement grec de vendredi), ceux qui se sont enthousiasmés pour « le gouvernement du peuple
par le peuple » ne doivent pas oublier son but essentiel (en dehors des objectifs de politique intérieure obligeant la droite grecque à prendre ses responsabilités, et de cesser de voter
démagogiquement contre ces mesures successives d'austérité dans le seul but de faire tomber le gouvernement Papandréou, d'accéder au pouvoir... et de les appliquer alors elle-même).
Le but du gouvernement Papandréou est bien que le OUI l'emporte, et il fera campagne sur le thème : « C'est ce plan de sauvetage ou le chaos, avec une austérité bien pire » ; les Grecs
auront à choisir entre :
Au fond, la vraie question à
laquelle ils auront à répondre est : « De combien de crans supplémentaires acceptez-vous de vous serrer la ceinture pour retrouver votre indépendance
nationale ? »
En cas de victoire du OUI, le gouvernement Papandréou sera alors mieux armé pour appliquer les mesures d'austérité du plan de sauvetage, approuvées par « le peuple grec ». Et les
manifestations et grèves contre ces mesures, qui paralysent régulièrement la vie du pays, perdront beaucoup de leur légitimité, donc de leur intensité.
Parce que s'il s'agissait de rejeter ce plan de sauvetage, le gouvernement Papandréou n'aurait pas eu besoin d'un référendum, il aurait pu tout simplement refuser de le signer.
E Arié