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Papademos intronisé, c'est comme si Messier était à Bercy Emmanuel Lévy - Marianne | Vendredi 11 Novembre 2011
Lucas Papademos prend la tête du gouvernement de la République hélléne. Avec lui, revient au pouvoir un des hommes qui avaient contribué au maquillage des comptes de la République en 2000. Ce n'est pas le seul, tant la nouvelle génération de dirigeants qui émerge semble liée au milieu des banques centrales européennes.
· And the winner is….Lucas Papademos. Démissionné pour avoir évoqué l’éventualité d’un referendum sur le nième plan de rigueur en gestation, contrepartie du plan de sauvetage de son pays, Georges Papandreou laisse donc la direction de la Grèce à cet ancien vice-gouverneur de la Banque centrale européenne. C’est en moins de 4 mois, le cinquième chef de gouvernement à faire les frais de la crise après le premier ministre portugais José Socrates, Iveta Radičová la chef du gouvernement Slovaque, la retraite annoncée de l’Espagnole José Luis Zapatero, et l’imminent remplacement du cavaliere italien.
Le choix de Lucas Papademos pose pourtant une question de principe. Comme gouverneur de la banque central grecque 8 ans durant jusqu’au 31 mai 2002, le maquillage des comptes publics de la République en vue
de sa qualification pour son entrée dans l’Eurozone entre 1999 et 2000 n’a pu lui échappé. Depuis un article fameux du New York Time, on sait que la découverte en 2009 de ce péché originel constitue l’élément déclencheur de la
défiance qui a depuis emporté le pays. Bref, c’est un peu comme si l’on nommait Jean-Marie Messier à Bercy pour réduire la dette, quand ce même J6M fut à l’origine de la plus grande
mistification comptable privée en France quand il dirigeait Vivendi. |