Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
L’Allemagne est en passe d’adopter une réforme majeure de son armée, qui deviendrait exclusivement professionnelle. Le jeune et ambitieux ministre de la
Défense – qui pourrait bien être le prochain chancelier – n’a pas caché que les objectifs de cette transformation ne sont pas qu’une affaire de gros sous. Pour sa part, le Royaume-Uni vient de
passer des accords militaires cruciaux et multi-domaines avec la France : les dirigeants des deux pays en attendent notamment le renforcement des capacités de
« projection » communes.
Côté français, clin d’œil de l’Histoire, il reviendra au maire de la métropole d’Aquitaine de traiter avec les Anglais pour mettre cette coopération en
musique. A cet égard, un point n’a guère attiré l’attention des commentateurs, pourtant diserts sur le récent remaniement. On sait qu’Alain Juppé n’entendait pas se voir confier un portefeuille
de seconde zone. Or on ne connaissait pas au brillant inspecteur des finances une appétence particulière pour la chose militaire. Certes, des considérations de cuisine politique interne ont joué.
Il reste que, pour la première fois dans l’histoire de la République, le ministre de la Défense (un terme au demeurant impropre) tient la première place dans l’ordre protocolaire du gouvernement.
Pris isolément, le détail ne mérite peut-être pas d’être surinterprété.
Tout de même, ça fait drôle, non ?
Article tiré du Journal République Bastille Nation