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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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LE FOOT...LE FOOT...LE FOOT...LA FRANCE EST FOOTUE...

La recherche parent pauvre en temps de crise

Bernard Maris - France Inter |


Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Les chiffres de 2007 montrent une baisse de l'investissement dans la recherche. La France est loin derrière les autres pays développés ce qui s'explique par le manque de moyens consacrés aux nouvelles énergies.



Le ministère de la Recherche vient de publier les chiffres des dépenses de recherche et développement (R&D) en France pour l’année… 2007. Résultats pas très bons : le poids des dépenses de R&D dans le produit intérieur brut (PIB) est en effet passé de 2,10 % en 2006 à 2,07 % en 2007. Très loin donc de l’objectif de Lisbonne, selon lequel les pays de l’Union européenne s’étaient engagés à consacrer 3 % de leur PIB à la R&D d’ici à 2010. Si la France reste au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (1,7 % en 2007), elle se situe en dessous de celle des pays membres de l’OCDE (2,3 %). Surtout elle est loin derrière la Suède, la Finlande, 3.7%, le Japon 3.4%, la Corée du Sud, 3.4 ; les Etats-Unis et l’Allemagne 2.6 et 2.5 ; Seule consolation : le nombre de chercheurs progresse légèrement en France pour atteindre 8 chercheurs pour mille actifs en 2007, contre 7,6 pour mille en 2006. 39 milliards d’euros, c’est le chiffre consacré à la recherche ; dont seulement 14 milliards pour la recherche publique ; à comparer avec les 45 milliards d’intérêts de la dette publique ; il est vrai aussi que la Ministre de la recherche s’efforce désormais de faire revenir en France les jeunes chercheurs, les « post-doc » qui sont allés tenter leur recherche ailleurs, aux Etats-Unis par exemple. Comment ? En les payant un peu mieux, mais le salaire n’est absolument pas la motivation d’un chercheur, sinon il se ferait booker à la Société générale. Non. En leur donnant de meilleurs conditions de travail. De quoi les accueillir, eux et leur équipe. Un des pires échecs de l’université française fut de ne pas avoir les structures d’accueil satisfaisantes au moment de l’effondrement du bloc soviétique.

Recherche publique ou privée
Le nombre de chercheurs est plus important dans le privé que le public, et l’investissement public est vraiment défaillant. En revanche, l’Etat a fait deux gros efforts pour la recherche privée : il a créé le statut de Jeune Entreprise Innovante, (avantages fiscaux) et surtout le Crédit Impôt Recherche, autre avantage fiscal. En 2007, 1600 entreprises ont bénéficié du CIR pour un total de 1.7 milliards d’euros. C’est bien. C’est moins que les avantages fiscaux donnés aux restaurateurs. Il faut choisir. Boire ou chercher.

Des secteurs porteurs où la France s'absente
On aurait pu s’attendre, avec le Grenelle de l’Environnement, à une poussée des futures énergies renouvelables. Or le gouvernement vient de publier une réglementation diminuant les prix de l’électricité photovoltaïque, prenant prétexte d’une « bulle » photovoltaïque (sic). Finie la mise en ligne d’une puissance photovoltaïque de 3000 mégawatts. C’est la moitié de ce que l’Allemagne met en ligne cette année, au prix d’un tarif plus cher de l’électricité, c’est exact. D’accord. Sauf que l’Allemagne a créé 100000 emplois dans les secteurs éolien et solaire en dix ans, la France n’en a créé que 12000. Jamais l’objectif de 5400 mégawatt du Grenelle de l’environnement ne sera atteint en 2020. En 2020 le différentiel d’emploi France Allemagne dans le photovoltaïque sera de 250000 emplois. La production sera Allemande, la qualité allemande, et la recherche, ne sera pas française.
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