Le ministère de la Recherche vient de publier les chiffres des dépenses de recherche et développement (R&D) en France pour l’année… 2007. Résultats
pas très bons : le poids des dépenses de R&D dans le produit intérieur brut (PIB) est en effet passé de 2,10 % en 2006 à 2,07 % en 2007. Très loin donc de l’objectif de
Lisbonne, selon lequel les pays de l’Union européenne s’étaient engagés à consacrer 3 % de leur PIB à la R&D d’ici à 2010. Si la France reste au-dessus de la moyenne de l’Union
européenne (1,7 % en 2007), elle se situe en dessous de celle des pays membres de l’OCDE (2,3 %). Surtout elle est loin derrière la Suède, la Finlande, 3.7%, le Japon 3.4%, la Corée
du Sud, 3.4 ; les Etats-Unis et l’Allemagne 2.6 et 2.5 ; Seule consolation : le nombre de chercheurs progresse légèrement en France pour atteindre 8 chercheurs pour mille
actifs en 2007, contre 7,6 pour mille en 2006. 39 milliards d’euros, c’est le chiffre consacré à la recherche ; dont seulement 14 milliards pour la recherche publique ; à
comparer avec les 45 milliards d’intérêts de la dette publique ; il est vrai aussi que la Ministre de la recherche s’efforce désormais de faire revenir en France les jeunes chercheurs,
les « post-doc » qui sont allés tenter leur recherche ailleurs, aux Etats-Unis par exemple. Comment ? En les payant un peu mieux, mais le salaire n’est absolument pas la
motivation d’un chercheur, sinon il se ferait booker à la Société générale. Non. En leur donnant de meilleurs conditions de travail. De quoi les accueillir, eux et leur équipe. Un des pires
échecs de l’université française fut de ne pas avoir les structures d’accueil satisfaisantes au moment de l’effondrement du bloc soviétique.