Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Aujourd'hui, les députés ont rejeté, après un débat assez bref et dépassionné, la proposition de l'UMP Lionnel Luca et d'une trentaine de ses collègues de réduire de 10 % leurs indemnités parlementaires pour participer à l'effort de solidarité en ces temps de rigueur budgétaire.
"En ces temps difficiles où un
deuxième plan de rigueur va demander des efforts, et rien ne nous permet d'être assuré qu'il n'y en aura peut-être pas un troisième d'ici la fin de la
législature, il serait invraisemblable que nous nous exonérions d'un effort relatif", a défendu Lionnel Luca.
Parmi les signataires de cet amendement, figurent des députés UMP membres du collectif de la Droite
populaire, mais aussi du Nouveau Centre, le non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan, le
villepiniste Jean-Pierre Grand ou encore le député d'Europe Ecologie-Les Verts François de Rugy.
Un souci
d'exemplarité ?
Faisant valoir que les députés "font
partie de ceux qui sont les moins malheureux dans ce pays", la députée UMP Chantal Brunel a jugé qu'"on doit apporter notre petite pierre à la crise" par souci d'"exemplarité". Elle s'est dite surprise par "le double langage du PS" sur le
sujet, soulignant qu'aucun député socialiste n'avait signé l'amendement.
Valérie Pécresse, ministre du Budget, qui n'est pas tenue de donner un
avis sur une affaire concernant les députés, a précisé que "l'enveloppe des indemnités des députés baissera de 1,6 %" en 2012, mais qu'il "n'y aura aucune baisse d'aucun revenu" des
fonctionnaires en général, les salaires des députés étant alignés sur ceux des fonctionnaires, a-t-elle ajouté.
La diminution de 10 % des indemnités, actuellement de 5.200 € net par mois, représenterait sur un an une économie de 5 M€. Bernard Accoyer (UMP), président de l'Assemblée nationale, y était opposé.