Les privatisations dans les pays pauvres sont parfois le moyen pour les gouvernements corrompus de faire un business juteux. Il suffit de vendre de
nombreux établissements autrefois publics et ne pas les faire entrer dans les comptes du trésor en toute illégalité.
Dans le film institutionnel de 12 minutes disponible sur le site du FMI, on nous indique que si tout va bien en apparence dans nos pays riches (un pays fictif est pris en exemple
dans la vidéo), des milliers de dollars s’évaporent des finances publiques par manque d’efficacité, le pays dépense plus qu’il ne produit a cause d’une croissance trop faible. Les bénéfices
sociaux d’une telle politique dépensière sont indéniables mais avec un tel déficit de la balance de paiements, à terme plus personne ne voudra plus prêter de l’argent a notre pays. Pour
éviter cela la tentation est grande de faire tourner la planche à billets, mais dans ce cas il en résulterait une inflation galopante. La dette finira par coûter de plus en plus cher à
rembourser et les capitaux étrangers risquent de s’envoler. Cette situation détestable oblige finalement le pays à faire des coupes budgétaires préjudiciables aux avantages sociaux du pays.
Mais le FMI nous indique qu’il y a d’autres solutions : consommer moins de produits achetés en dehors du pays et/ou vendre plus à l’étranger en augmentant la croissance. C’est là que le FMI
intervient, il rassemble des informations sur les économies mondiales et dispense des conseils aux différents pays. Des « ajustements » sous forme de « plan de réforme économiques » avec un
calendrier à respecter sont proposés aux pays en déficits. Ces ajustements permettent (d’après le FMI) de maintenir les avantages sociaux. Les solutions mises en avant sont : l’effondrement
des barrières douanières, la privatisation de certaines entités publiques qui seront ainsi plus compétitives et innovantes. Notre pays n’a pas le choix : comme la compétition est mondiale
il faut que toutes les entreprises s’améliorent en continu. Grâce aux précieux conseils du FMI, le pays deviendra donc un membre fort de l’économie globale.
Ainsi après les pays pauvres, premières cibles de la Banque Mondiale et du FMI, les pays dits « riches » doivent aussi, finalement se soumettre aux
privatisations. C’est sous l’impulsion des ces précieux conseils que nous avons vu fleurir également des privatisations discutables.