La chaîne de restauration rapide Quick a décidé de pousser ses pions dans le marché de la nourriture hallal, en étendant le nombre de restaurants
proposant des menus conformes aux prescriptions du Coran. 14 nouveaux Quick, dont 10 en Ile-de France (sur 470 établissements en France) seront donc strictly Hallal. Pas de problème,
puisqu’il s’agit là d’une affaire privée, qui cherche, et réussit apparemment, à capter une nouvelle clientèle. Sauf que, comme le remarque le maire Europe Ecologie de Sevran
Stéphane Gattignon, l’actionnaire unique de Quick n’est autre que la Caisse des dépôts et consignation. La CDC, « garante de l’épargne des Français », vient donc à l’appui non
seulement de la promotion des aliments « trop gras, trop salés, trop sucrés » que l’Etat combat à force de millions en publcité, mais aussi d’une promotion de la consommation
communaitaire. C’est la énième péripétie de la CDC et de Quick qui a mal commencé en 2006, lorsque la Caisse a racheté la chaîne de restauration en 2006 à Albert Frères, milliardaire, belge
et ami de Sarkozy, pour la somme de 800 millions d’euros. Une vente contestée dès le départ. D'abord parce qu'on ne voit pas l'intérêt stratégique d'un tel investissement, au regard des
besoins d'entreprises française de pointes. Ensuite pour son prix. Selon le sénateur socialiste Martial Bourquin, la CDC pourrait l'avoir surpayé Quick de 150 millions. Depuis lors la CDC n’a
pas réussi à revendre la chaîne. En affaires, cela s’appelle se faire coller.
Hervé Nathan