Malgré toutes les bonnes paroles entendues depuis le début de la Grande Crise, en 2008, rien n’a été fait pour juguler la spéculation, en finir avec le
dumping social, relancer la coopération entre vrais-faux partenaires qui se mènent une forme de guerre économique larvée, et donner plus de pouvoir aux Parlements, tant nationaux
qu’européens.
Faute de prendre ce virage et de redéfinir ses priorités, l’Europe risque de supporter les graves conséquences d’une fuite en avant appauvrissante pour des peuples à qui l’on impose des tours
de vis perpétuels, à l’issue incertaine. Chacun sait que le régime imposé à Athènes est intolérable, intenable, et qu’il est voué à l’échec. Le réveil sera douloureux, et pas seulement pour
les Grecs, car les spéculateurs vont passer d’une proie à une autre.
En instaurant une brigade de surveillance de l’austérité, l’Europe ne fait que creuser sa propre tombe.
Jack Dion - Marianne |