La France et l'Allemagne ne sont pas la Grèce, mais la spirale de la dette a les mêmes conséquences.
En Grèce, la dette est passée de 263 milliards en 2008, à 355 milliards en 2011, dans le même temps le PIB grecque est passé de 233 milliards à 218 milliards, ce pays s'endette plus qu'il ne produit de richesses, avec des taux d’intérêts à 32%, la situation devient intenable.
La situation de la France et de l'Allemagne est sur ce principe identique. L'hégémonie du couple franco-allemand est permise parce que le PIB est plus important, mais l'endettement reste comme en Grèce en augmentation.
Face à cette situation, les décisions du couple Merkel-Sarkozy, sont coupables au regard de la situation Grecque. L'Allemagne qui a, il est vrai, des voyants économiques au vert (balance commerciale positive, croissance) se paye le luxe de mettre à feu et à sang la Grèce.
En
refusant de mutualiser les dettes européennes par les Eurobonds, en monnayant l'aide européenne par des plans d'austérité, la situation empire. Dans une économie de marché, la
mécanique d'austérité (par la baisse des salaires, des pensions, du chômage, des suppressions de poste) augmente la dette.
Imaginez donc que Nicolas Sarkozy soit réélu, et qu'au nom d'une pseudo obligation d'austérité, il décide de baisser les salaires dans le privé de 22%, de plafonner le smic à 600 euros, de continuer à supprimer 15 000 fonctionnaires par an, et d'augmenter la TVA de 21 à 23% (beaucoup de similitudes déjà).
Dans un pays, où le seul moteur de croissance et de production de richesses reste par temps de crise la consommation,
ces dernières atteintes solderaient définitivement notre destin.
Alors que l'on commence en plus à se poser des questions sur le niveau d'endettement de la BCE, il serait temps de mettre fin à cette logique d’austérité imposér par le couple Merkosie.
une autre vie.