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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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L'EUROPE DE LA PAIX OU LA TRIQUE ANTI SOCIALE...?

« Bataillon saxon »

Bataillon saxon»: quand l'Europe se prépare au chaos belge

Le Nouveau Bastille République Nations -


Début octobre, l'Europe toute entière s'est transformée en un véritable champ de bataille. Deux exercices militaires se sont en effet déroulés sur le territoire européen, avec dans leurs rangs des soldats belges et français d'un côté, et de l'autre des militaires venus de plusieurs pays membres. Des manœuvres qui prouvent, selon le blog du nouveau Bastille République Nations, les velléités idéologiques de l'UE.



Deux exercices militaires sans précédent se sont déroulés concomitamment, début octobre, en Belgique.

Le premier associait des paras français et belges, pour une simulation se déroulant entre des pays théoriquement fictifs (« Blueland », « Orangeland »…), mais dessinés sur la carte en Flandre et en Wallonie. Le scénario, précisent les militaires, concerne : « un pays avec une économie faible, gouverné par un régime nationaliste strict. Un parti libéral opposant au pouvoir a vu le jour. (…) Afin que soit organisé un scrutin démocratique, la communauté internationale met le gouvernement de Blueland sous pression. Avec succès, car le 1er décembre auront lieu des élections mettant face à face deux partis antagonistes. Les nationalistes se sentent frustrés de cette forme d’ingérence internationale, et les différences entre les deux partis provoquent des tensions et des manifestations qui s’amplifient à l’approche de l’échéance électorale. De petits mouvements de révolte et des grèves nationales ont lieu de plus en plus fréquemment».

« Régime nationaliste », « parti libéral opposant », « mouvements de révolte », « grèves nationales »
… Le récit continue. Il a formé la trame de l’exercice. Naturellement, toute ressemblance avec une situation réelle ne serait que pure coïncidence.


A peu près au même moment, un exercice quasiment analogue est effectué par un « battlegroup » de l’Union européenne. Autrement dit un « groupement tactique » composé d’unités de plusieurs pays-membres. En principe, ces bataillons, de 1 500 hommes environ, sont destinés à être « projetés » aux quatre coins de la planète, avec pour mission de mener des opérations d’un à trois mois telles que des évacuations, du soutien à des interventions humanitaires, de la « prévention des conflits » ou de la « gestion de crise ».


Ici, le « bataillon saxon » agissait en quelque sorte « à la maison ». Ce dernier regroupe des soldats de cinq pays : Pays-Bas (qui fournissent la moitié des effectifs et le commandement), Autriche, Allemagne, Finlande et Lituanie. Dans l’exercice du début octobre 2010, l’infanterie blindée devait assurer des tâches d’interposition, et « gérer » les manifestations violentes dans le cadre de « troubles entre deux groupes ethniques rivaux ».

De telles manœuvres militaires révèlent tout à la fois l’idéologie de ses concepteurs, et leur état d’esprit : l’Europe militaire poursuit des objectifs géopolitiques, mais ne s’interdit pas de « maintenir l’ordre » au sein même de ses pays membres, serait-ce au nom de l’« évacuation des ressortissants étrangers ».

Qui plus est dans un contexte belge qui n’a rien d’anodin : le pays, qui n’a toujours pas formé de nouveau gouvernement depuis les élections de juin, est désormais aux prises avec un réel risque d’éclatement – pas forcément à l’amiable.

On attend désormais avec impatience le prochain scénario du « bataillon saxon ». Prêter main forte pour libérer les raffineries françaises, par exemple, si d’aventure celles-ci devaient être à nouveau bloquées par quelques « grèves nationales », assurément fomentées par de dangereux terroristes ?...

Bataillon saxon»: quand l'Europe se prépare au chaos belge





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