Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Les coûts d'emprunt de l'Espagne ont repassé vendredi la barre de 7%, jugée intenable sur une durée prolongée, les investisseurs recommençant à se défaire d'actifs jugés risqués en raison de leurs interrogations sur l'efficacité des outils anti-crise utilisés ces derniers jours. A la suite du sommet européen de la semaine dernière, qui avait été considéré par certains comme un point de départ possible de sortie de la crise de la dette, le rendement des obligations espagnoles à dix ans avait reculé de plus de 70 points de base sur plusieurs séances.
Mais, jeudi, il est reparti en très vive hausse après que le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a laissé entendre que la BCE n'était toujours pas prête à réactiver son programme d'achat d'obligations, qui, par le passé, a contribué à faire baisser les rendements italiens et espagnols. Vers 10h30 GMT, le rendement de l'emprunt espagnol à dix ans progressait de 21 points de base, à 7,00%. Le rendement des obligations italiennes à dix ans augmentait de son côté de cinq points de base à 6,04%.
sources 20 Minutes
La Grèce n'est pas en mesure de renégocier le programme d'aide décidé avec ses partenaires européens et le FMI, tant qu'il ne sera pas relancé, indique le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, cité vendredi par le Financial Times. "Le programme est sorti des rails et nous ne pouvons rien demander de nos partenaires tant qu'il ne sera pas relancé", déclare-t-il dans un entretien avec le quotidien britannique.
Le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras a passé jeudi un délicat premier grand oral devant les créanciers de la Grèce dont le plan de redressement, qui va être réévalué, a partiellement déraillé après trois mois de parenthèse politique. M. Samaras, un conservateur qui gouverne avec les socialistes et la gauche modérée, s'est entretenu jeudi après-midi pendant une heure avec les chefs des missions du Fonds monétaire international (FMI), Poul Thomsen, de la Banque centrale européenne (BCE), Klaus Masuch, et de la Commission européenne, Matthias Mors, chargés d'examiner les comptes grecs avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue lundi. Il doit présenter vendredi le résultat de ces tractations avec les créanciers de la Grèce devant le Parlement, où il tentera à la fois d'expliquer comment réaliser les économies jugées indispensables par les créanciers tout en desserrant l'étau de la rigueur qui nourrit la récession.