Quand le débat s’engage un peu, Vincent Peillon avoue l’échec politique de son parti dans ce domaine : «avec Allègre, le PS a perdu l’électorat
enseignant sans réformer l’école. L’’argent qu’on met dans les grandes écoles ou les classes prépas est aujourd’hui supérieur à celui qui va aux universités. Il faut fondre tout ça. Rompre
avec la primauté des maths, nous sommes le seul pays à sélectionner sur un seul critère, et mettre le paquet sur les fondamentaux dans le primaire avec de nouveaux investissements. Tout ça ne
se fera pas sans une profonde réforme de la solidarité des territoires. Un vaste chantier, une priorité ».
Voilà pour la bonne bouche. Mais de débat, il n'y aura point, juste un exposé des problèmes de l'éducation et quelques propositions. Mais même les meilleures intentions se perdent dans
l’irrationnel. Marielle de Sarnez ouvre le feu : « il faut faire la même chose que tout ce qui se fait en Europe. Des enfants moins stressés, le sport, les arts plastiques, la
promotion des filières courtes, ça marche très bien ». Et c’est moins cher. Le programme de l'OCDE en plus cool, avec le sourire en plus. On espère que François Bayrou va la gronder à
son retour au local du Modem.
Gabriel Cohn-Bendit, impayable mais sérieux : « un préalable avant d’avoir été enseignant, c’est d’avoir fait une colonie de vacances et de s’en sortir avec les mômes». Et de
poursuivre dans sa démarche marketing : « il faut faire de la publicité comparative entre les méthodes de l’école traditionnelle et les nôtres et on verra les résultats ! Moi à l’école,
je veux le petit avec la kippa, la petite avec le voile. J’en ai marre des républicains, j’aime les monarchies du nord ! C’est ça qui marche !».
Les habitants du quartier n'auront que très peu le micro, même l’animateur se plaindra de ce « débat verrouillé par des professionnels »-décidément- après l’intervention d’une
élue Modem qui venait de poser une question sur « les meurtres à l’école »…