Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
A un an des élections présidentielles la liste des ingrats qui abandonnent le bon Président Sarkozy s’allonge. Gilbert Montagné, l’un des piliers people de la campagne de 2007 quitte lui aussi le navire à quelques encablures des prochaines échéances électorales.
A quelques mois des élections présidentielles la liste des ingrats qui abandonnent le bon Président Sarkozy s'allonge. Mardi matin, sur MFM Radio, le
chanteur Gilbert Montagné a avoué, toute honte bue, avoir démissionné de son poste de secrétaire national de l'UMP. Dans ces instants difficiles pour le Président du pouvoir d'achat, et alors que le spectre de la
défaite commence à s'incarner dans les sondages d'opinion, l'un des piliers
people de la campagne de 2007 quitte lui aussi le navire à quelques encablures des prochaines échéances électorales.
Après Faudel, Doc Gynéco, Jean-Marie Bigard et tant d'autres immenses artistes aujourd'hui ruinés ou morts, Gilbert Montagné ouvre enfin les yeux sur quatre
longues années de sympathies sarkozystes. « Je n'ai aucune divergence avec l'UMP (...) J’ai beaucoup d’amitié pour beaucoup de gens à l’intérieur mais si j’ai démissionné, c’est que j’ai
découvert que finalement, je faisais aussi bien depuis le début de ma carrière, à faire avancer les choses par moi-même », a-t-il confusément déclaré, sans s'attarder sur la chute libre de
ses ventes d'albums depuis l'entame de sa collaboration avec Sarko
LE VENT TOURNE
Des précautions de langage que Monsieur le grossier du
Bigard, n'a pas eu pas dans le magazine VSD de décembre dernier. « Je me suis fait happer par Sarkozy. J'ai demandé un service : aider des petites gens à obtenir leurs papiers pour
travailler, service qu'il m'a rendu immédiatement. J'étais redevable (...) Ça m'a coûté cher, et ça a même troublé mon image (...) Je repars de zéro avec un bébé de 16 mois. » Même
désillusion chez le chanteur Faudel, devenu dépressif, conspué durant quatre ans par des foules en colère à chaque apparition en concert, et qui termine actuellement sa carrière d'homme
politique de droite dans un hôpital
psychiatrique : « Sarkozy était un ami (...) j'ai cru au Père Noël (...) J'étais l'Arabe de service ». Et que dire du pauvre Doc Gynéco, ardent sarkophile de la première heure,
contraint de pointer à Pôle Emploi comme un vulgaire
sans-papier.
Pas d'esclandre chez Gilbert Montagné, qui est un monsieur bien élevé, avec une vision de l'avenir toute personnelle qui le conduit à garder un oeil
attentif sur ses intérêts. Le vent tourne, courage, fuyons...