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DRÔLES DE CITOYENS...A QUI LE TOUR..?

M. Chirac condamné à deux ans de prison avec sursis

B

 

Jacques Chirac, le 27 janvier 2011.AFP/ALAIN JOCARD

Jacques Chirac a été condamné, jeudi 15 octobre, à deux ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris. M. Chirac, 79 ans, est le premier ancien président de la République condamné en correctionnelle. Il n'avait pas assisté au procès en raison de ses problèmes de santé.

Le tribunal s'est également prononcé sur ses neuf coprévenus, parmi lesquels le petit-fils du général de Gaulle Jean de Gaulle, condamné à trois mois de prison avec sursis, pour recel d'abus de confiance et recel de détournements de fonds publics.

Marc Blondel, ancien secrétaire général de Force ouvrière, est reconnu coupable des mêmes charges. François Debré, frère de Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, est reconnu coupable de recel d'abus de confiance. Michel Roussin, ancien directeur de cabinet de M. Chirac, a été relaxé. Son successeur, Rémy Chardon, est condamné à trois mois avec sursis pour complicité de détournements de fonds publics.

DÉSAVEU COMPLET DU PARQUET

L'affaire, qui remonte au début des années 1990, quand M. Chirac était maire de la capitale, a deux volets : l'un, instruit à Paris, porte sur vingt et un emplois et l'autre, instruit à Nanterre, sur sept postes. Ce dernier dossier avait valu à Alain Juppé une condamnation en 2004, en tant qu'ancien adjoint de Jacques Chirac. Les emplois en cause ont été rémunérés par la mairie de Paris de 1990 à 1995.

L'accusation reprochait à Jacques Chirac — alors maire de Paris, président du RPR et qui préparait la présidentielle de 1995 — d'avoir mis les deniers municipaux au service de ses ambitions électorales et des intérêts de son parti. L'ancien président a toujours récusé les faits qui lui sont reprochés. Il avait affirmé dans une déclaration lue au procès par l'un de ses avocats"n'avoir commis aucune faute pénale ou morale". Le parquet avait pour sa part requis la relaxe de tous les prévenus – ce jugement est un désaveu complet pour le ministère public. La principale victime, la Ville de Paris, avait renoncé à se porter partie civile au procès, ayant été indemnisée par l'UMP et M. Chirac.

Source Le Monde.fr avec AFP

 

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