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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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CONFLIT D'INTERETS...PAS EN FAMILLE..

Filed under: 20 - UMP,21 - Mensonges de Sarko

 

Depuis plus d’un mois maintenant, Eric Woerth est accusé de conflit d’intérêt dans l’affaire Bettencourt. Il nie tout en bloc, ce qui ne met pas fin à l’histoire. Ni au débat sur la notion même de conflit d’intérêt, qui  ne fait que commencer et pourrait bien dépasser le cas des époux Woerth pour s’étendre à d’autres exemples. Sébastien Proto, par exemple, qui fut le directeur de cabinet d’Eric Woerth au ministère du Budget et qui l’a suivi au Travail.

 

Sébastien Proto est en effet un ami d’Antoine Arnault, le fils du milliardaire Bernard Arnault, patron de LVMH. On peut certes comme le Nouvel Obs rappeler que l’ex-femme de Bernard Arnault, qui est aussi la mère d’Antoine Arnault, est mariée à Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et contribuer à cerner un peu plus les contours de cet univers. Mais cette simple amitié n’a, jusque là, rien à voir avec un quelconque conflit d’intérêt.

 

Là où ça coince, c’est que Sébastien Proto a été l’un des principaux artisans de l’élaboration du projet de loi d’ouverture des paris en ligne, qui a été adopté par le Parlement juste à temps pour la Coupe du monde. Or la famille Arnault est justement très liée au monde du jeu et des paris en ligne. Antoine Arnault, par ailleurs directeur de la communication de Vuitton, est en effet un joueur de poker de très bon niveau.

 

Surtout, il vient de signer un contrat de sponsoring avec Bwin pour représenter la marque de paris en ligne sur les tables de poker. Même si le groupe a critiqué les contraintes de la loi, Bwin a tout de même demandé et obtenu plusieurs licences, sur les paris sportifs et le poker. Il faut aussi rappeler que Bernard Arnault est actionnaire  de Betfair, le leader mondial des paris en ligne. Ce dernier n’a pas demandé de licence en France, parce que la nouvelle législation favorise trop, selon Betfair, les opérateurs historiques comme le PMU ou la Française des Jeux. Mais n’exclut pas de se lancer si la législation évolue. Le projet de loi prévoit d’ailleurs une « clause de revoyure », dans un an et demi.

 

Comme dans l’affaire Bettencourt, rien ne prouve que toutes ces proximités aient eu une influence sur la rédaction du projet de loi. Mais au niveau déontologique, comme dans l’affaire Bettencourt, il est permis de s’interroger.

par Thomas Bronnec pour « le blog des couloirs de Bercy »

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