Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Mercredi dernier, une nouvelle assez incroyable a glacé quelques
nuques à l'Elysée: les juges de Bordeaux qui instruisent l'affaire Bettencourt ont convoqué Eric Woerth, l'ancien grognard de Sarkofrance.
... et Sarkozy ?
Il y a ensuite les accusations, que les juges cherchent à vérifier: d'après ces mêmes enregistrements et le témoignage de l'ancienne comptable Claire Thibout, Patrice de Maistre aurait
remis 150.000 euros en espèces à Eric Woerth, ce qu'il dément, pour le financement de la campagne de Sarkozy en mars 2007.
On sait aussi que Nicolas Sarkozy a toujours suivi cette affaire avec une attention hors normes. On aurait cru à une menace terroriste. Le procureur Philippe Courroye en a fait les frais.
L'ami du Monarque, fin 2011, a été mis en examen
pour « collecte illicite de données à caractère personnel par un moyen frauduleux déloyal et illicite » et pour « violation du secret des correspondances ». Il
avait ordonné l'espionnage de deux journalistes du Monde qui assuraient beaucoup de révélations de procès verbaux dans l'affaire Woerth/Bettencourt.
Dans d'autres démocraties, Nicolas Sarkozy ne serait plus président. Qu'un procureur soumis au parquet, c'est-à-dire à son gouvernement, et son directeur des services de renseignement
soient mis en examen dans une affaire d'espionnage politique aurait été le coup de grâce. La France reste une curieuse monarchie républicaine.
Il y a 10 jours, le 26 janvier dernier,
Nicolas Sarkozy s'est permis d'affirmer que l'indépendance de la justice avait progressé pendant son quinquennat. On s'était pincé. Le Monarque ne manquait pas d'air.
Dans l'affaire du Karachigate, Nicolas Sarkozy a multiplié les obstructions. Le secret-défense fut étendu à des bâtiments entiers. L'affaire était grave. Elle concerne plus directement le
Monarque et l'un des futurs candidats à la présidentielle de 2017, le bien-nommé Jean-François Copé.
Le Sarkogate peut-il enfin commencer ?
juan Sarkofrance