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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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CHATEL DEMOLISSEUR DE LA LANGUE FRANçAISE

Appel aux organisations

progressistes et républicaines.

Résistons au totalitarisme

linguistique !

 

Le Collectif Unitaire Républicain de Résistance, d'Initiative et

d'Emancipation Linguistique

 

1 (CO.U.R.R.I.E.L.) souhaite appeler votre

attention sur les débats qui ont actuellement cours autour de la loi relative à la langue française, dite loi « Toubon », et de son application au système éducatif.

En effet, un certain nombre de responsables de l'enseignement supérieur

ont pris position en faveur de sa suppression à l'Université et le Ministère de l'Education Nationale ne cesse de prendre des mesures visant à substituer l'anglo-américain à la langue française à tous les niveaux de l'enseignement

 

3. Une telle évolution ouvrirait la porte à la marginalisation

et à la disparition de notre langue dans notre pays.

 

Notre association considère que

 

la langue française ne se

discute pas et ne se négocie pas

 

 

: aucune considération, de quelque ordre

qu'elle soit, ne saurait remettre en cause sa place au coeur de la République dont, faut-il le rappeler, elle est la langue (article 2 de la Constitution).

Or, inspirée par le syndicat patronal « Business Europe » et par

l’U.E. que relaie servilement le pouvoir UMP, la politique linguistique du gouvernement français, particulièrement celle de Valéry Pécresse, de Luc Chatel, est caractérisée par une volonté d’

arrachage de la langue

française

 

 

 

au profit du « Wall Street English ». Sans le moindre débat

citoyen, et en violation ouverte de la Constitution et de son article II (« la langue de la République est le français »), il s’agit de SUBSTITUER l’anglais des affaires à la langue de la nation.

 

Cette politique linguistique

n’a rien à voir avec une politique d’ouverture

 

 

, puisque dans les pays

anglo-saxons on apprend de moins en moins les langues étrangères ; en France même, aucune place n’est faite dans les lycées aux langues de l’immigration, l’enseignement des langues régionales recule dans l’Education nationale et l’enseignement des langues étrangères autres que l’anglais (allemand, italien, russe…) est marginalisé.

Si nous laissons faire le gouvernement UMP et ses inspirateurs du

MEDEF et de l’UE, notre pays deviendra le théâtre d’une effroyable politique de discrimination linguistique qui marginalisera les ouvriers, les employés, les paysans, les retraités, sur leur propre sol (et ce sera encore pire pour les travailleurs immigrés !) : dès aujourd’hui, n’est-il pas sinistre

que des syndiqués CGT, CFTC, CGC, UNSA, FO, soient contraints de mener des luttes pour

 

« le droit de travailler en français en France »

 

dans des entreprises du CAC 40 ? Si nous laissons faire cette politique linguistique gravement antidémocratique,

 

le droit de comprendre  (les

textes politiques, juridiques, scientifiques…) de toute une partie de la

population sera gravement lésé, ce qui nous ramènera de fait à l’époque à l’Edit de Villers-Côtterets (1539 !) où les non-latinistes vivant en France ne pouvaient pas comprendre les textes les plus importants :

l’acte civique majeur d’un Descartes publiant en français le Discours de la méthode sera annulé ! Cette politique, qui est pratiquée à l’échelle mondiale et à l’échelle européenne en violation ouverte des traités et du principe d’égalité entre les peuples, est en outre profondément

 

 

totalitaire  :

elle vise à imposer au monde entier une langue, une « culture », une pensée, une politique et une économie uniques favorables à l’oligarchie patronale et financière. Et pendant que le gouvernement s’acharne à marginaliser la langue de Villon, Molière, Rousseau, Hugo, Aragon,

Césaire, Fanon, Beauvoir, etc., le patron de l’UMP a le front de désigner nos compatriotes musulmans comme portant atteinte à l’ « identité nationale » (M. Copé prétendant même les obliger à prier en français dans les mosquées en violation des lois qui séparent l’Etat des Eglises !).

Au demeurant, aucun argument, qu'il soit économique, culturel,

politique, social ou éducatif, ne permet d'affirmer que la promotion

générale et systématique de l'anglo-américain apporterait quelque bénéfice que ce soit à notre pays. Nombre d'intellectuels progressistes, parmi les plus en vue, de C. Hagège à M. Serres en passant par F. Grin

 

4, l'ont

amplement démontré.

Dans ces conditions, nous appelons toutes les organisations

progressistes et républicaines, qu'elles inscrivent leur action dans le champ politique, syndical ou éducatif:

 

s'opposer de façon ferme à la destruction volontaire  et programmée

de la langue française, que ce soit dans l'éducation, au travail, dans les médias et dans la vie quotidienne

 

 

intégrer dans leurs programmes et revendications les propositions

qui figurent en annexe.

-et à

 

 

diffuser le plus largement possible le présent texte  ;

La défense de la langue française contre le tout-anglais est un

combat républicain et progressiste

 

 

. Nous avons tous le devoir d'y 

participer et dans l’immédiat, cela signifie que nous devons imposer un grand débat public de politique linguistique, montrer le lien entre la casse de notre langue et la destruction de tout l’héritage progressiste de notre

peuple, empêcher les « arracheurs » de langue de perpétrer en silence leur viol de la constitution, du peuple et de la nation.

Annexe: propositions

 

1. Renforcer la loi de 1994 relative à la langue française en ajoutant dans la constitution le droit d’étudier et de travailler en français ; pénaliser financièrement de façon très lourde les entreprises privées et les services et entreprises publics qui ne proposent pas de traductions des documents de travail, tiennent leurs conseils d’administration ou proposent des cours dans une langue étrangère (hors cours de langue).

2. Proposer une initiation à plusieurs langues à l’école primaire et retarder le choix au collège.

3. Diversifier l’enseignement de façon coercitive par l’introduction de quotas d’élèves par langue. Ceci devrait se traduire notamment par une répartition égale entre les langues de nos voisins, à savoir l’allemand, l’anglais, l’espagnol, l’italien, le néerlandais et le portugais et par un développement des langues des pays de la francophonie: arabe, vietnamien, ouolof, bambara, peul.

4. Instaurer comme matière obligatoire au baccalauréat une langue

minoritaire de France afin de garantir leur survie et leur conférer ainsi une diffusion plus vaste.

5. Restaurer le volume d’heures de français qui n’a cessé de décroître depuis trente ans en insistant notamment sur la grammaire, l’orthographe ainsi que la syntaxe, et en accordant une place importante à la littérature.

6. Accorder automatiquement des cartes de résidents aux ressortissants des pays francophones, notamment aux étudiants.

7. Développer les programmes bilatéraux d’enseignements au sein des deux ensembles auxquels la France appartient, à savoir la Francophonie et l’Union Latine. Dans le cadre de la Francophonie équitable et respectueuse de chacun, une attention toute particulière devrait être accordée au développement des langues des autres pays membres (cf point 3.).

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