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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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C'EST POUR QUAND LA FAILLITE GENERALE...?

Olivier Delamarche : les Américains vont dans le mur

Le pied sur l’accélérateur, les Américains foncent droit dans le mur. Comme Bill Gross, le gérant de Pimco, comme S&P, Olivier Delamarche « shorte » la dette des Etats-Unis, car ces derniers font tout, depuis 2007, pour éviter la seule porte de sortie de la crise qui soit : l’austérité et la récession. « La situation américaine est aussi grave que celle de la Grèce. Si vous comptabilisez tout, il y a 20 000 milliards de dollars d’endettement, ça fait 130% du PIB ».

 

http://www.dailymotion.com/video/xiapwh_olivier-delamarche-19-avril-2011-bfm-business-19-04-2011_news#from=embed

 

 

Les marchés, quant à eux, « gobent tout », ils achètent des obligations US car ils anticipent un nouveau cycle de quantitative easing, la seule chose que Bernanke sache – et veuille – faire pour éviter le krach obligataire… Une politique suicidaire qui détruit mécaniquement et délibérément le dollar et sème l’inflation aux Etats-Unis et dans le monde entier.

 

Arrêter de faire tourner la planche à billets (pour dire les choses très simplement) signifierait en effet une remontée brutale des taux d’intérêt et un krach obligataire… lequel mettrait tout le système financier – et donc l’économie – par terre.

 

Il semble donc exclu de mettre un terme à cette fuite en avant qu’est le rachat, par la Fed elle-même, des obligations du Trésor américain. Mais un budget récessionniste serait-il pour autant la solution, comme semble le penser Olivier Delamarche ?

 

En aggravant la contraction de l’économie et la hausse du chômage, des mesures drastiques de réduction des déficits (hausse des impôts, baisse des traitements de la fonction publique, des retraites et de la couverture sociale) à la hauteur du problème entraîneraient une baisse des recettes fiscales, creusant un peu plus le trou des finances publiques américaines. Il faudrait plusieurs années pour que la croissance reprenne, et avec elle les recettes fiscales.

 

Sans compter que plus d’un quart des recettes fiscales va au secteur de la Défense. Une vraie politique d’austérité impliquerait donc que les Etats-Unis renoncent très largement à leur présence militaire dans le monde. En d’autres termes, aux guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, etc. mais aussi à leurs 800 bases militaires… Ce qui en soi ne serait bien sûr pas dommageable pour la stabilité de la planète, mais signifierait la fin de la politique impériale de Washington, sur laquelle est assise leur domination économique et financière. Et notamment leur « privilège monétaire exorbitant »

 

Le serpent se mord donc la queue, et on ne voit pas ce qui pourrait convaincre la Fed et le gouvernement de devenir subitement raisonnables, et d’ajouter à la catastrophe financière une catastrophe économique et sociale pire encore que celle que connaît déjà le peuple américain. Le point de non-retour semble avoir été atteint, et même dépassé. Les débats autour du relèvement du plafond de la dette en témoignent. Tout ce que l’administration Obama peut espérer aujourd’hui, c’est acheter un peu de temps. L’Amérique n’a pas d’autre choix, hélas, que de foncer dans le mur de la dette – à vitesse plus ou moins rapide.

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