Les conséquences sur les parcours d’avortement sont désastreuses. En Ile de France, il faut compter en moyenne trois semaines de délais du premier appel
à l’avortement chirurgical, trois rendez-vous minimum plus tard (gynécologie, anesthésie...). Danielle Gaudry, gynécologue responsable de la commission avortement du Mouvement français pour
le planning familial s’alarme : « les centres refusent parfois des femmes qui appellent à 10 semaines de grossesse car ils savent qu’ils ne pourront pas tenir les
délais ». Alors oui, un tel refus est illégal. Mais peu de femmes, souvent seules et fragilisées dans une telle épreuve, vont occuper l’établissement et crier au scandale. Elles
vont appeler une clinique privée, voire se tourner vers l’étranger, quand elles le peuvent.
Du coup, les équipes des CIVG et des plannings familiaux paniquent. Sur l’avenir, sur le droit effectif du recours à l’IVG, sur le devenir de ces femmes qu’elles renvoient de plus en plus
souvent ailleurs, faute de temps, de personnel, de moyens. Pour Ariane Calvo, la messe est dite : « tout est en place pour que le droit à l’IVG soit remis en cause en France. On
serait revenus sur la loi Veil, ça n’aurait pas été pire… »
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On commence a en avoir assez des intégristes religieux qui veulent imposer à la société entière leur manière de concevoir leur spiritualité. Il fallait voir et observer dimanche à Paris
ce rassemblement pitoyable d'intégristes, de pétainistes, et de la droite extrème tous unis derrière l'appel d'une vingtaine d'évêques français nostalgiques d'une période chère à PXII.
Chassez le naturel, il revient au galop, et l'église se montre sous le jour qu'elle n'a jamais cessé d'être... un rassemblement de réactionnaires traitres au message christique. Pour un peu,
si on les laisse faire, ils vont exiger les buchers pour ceux qui ne pensent comme eux.
Qu'ils le sachent, on ne les laissera pas faire...a bon entendeur salut
Jacky Eouzan
Chargé des relations extérieures de République et Socialisme