Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne
Vendredi 7 janvier, Nicolas Sarkozy a improvisé un hommage aux Chrétiens d'Orient, après un attentat du weekend dernier en Egypte. Il avait bien prévu de
rendre ses voeux aux autorités religieuses, mais cette fois-ci, l'actualité lui imposa d'amender son texte. Le voici donc, quelques heures avant de partir avec Carla aux Antilles, trébucher sur
les mots, bafouiller son hommage.
Surfer sur l'émotion est un sport qu'affectionne particulièrement le candidat Sarkozy. Il ne pouvait éviter de jouer sur les évènements. De surcroît, il
fallait faire oublier les polémiques de l'été dernier, quand sa chasse aux Roms heurta jusqu'aux autorités religieuses.
Ce vendredi, les Coptes étaient donc présents, dans le discours de l'Elysée, pour faire oublier les Roms: une « communauté dont je tiens à saluer,
aujourd'hui, la présence des représentants, ici à l'Elysée, pour cette cérémonie de vœux hélas assombrie par ces drames. Une communauté à laquelle je veux présenter non seulement mes condoléances
personnelles, mais les condoléances de la France.»
Par moment, Sarkozy s'envola : « Si je pouvais, ici, utiliser le mot de martyr, alors je dirais que les martyrs d'Alexandrie ou de Bagdad ne sont pas
uniquement des martyrs coptes, syriaques, ou maronites. Ils sont collectivement nos martyrs. Ils sont les martyrs de la liberté de conscience.» A-t-on entendu le candidat Sarkozy dire
quelque chose sur les émeutes de la faim qui frappent la Tunisie de son ami Ben Ali ?
Plus tard, l'homme du discours de Grenoble, en juillet 2010, osa parler diversité : « Nous ne pouvons pas accepter que cette diversité, humaine,
culturelle et religieuse qui est la norme en France, en Europe et dans la plupart des pays occidentaux disparaisse de cette partie du monde. Les droits qui sont garantis, chez nous, à toutes les
religions, doivent être réciproquement garantis dans les autres pays. »
L'homme du discours de Latran, en décembre 2007, eut
également ces mots, bien plus laïcards que par le passé : « Une République laïque assure à chacun, dans le respect d'une neutralité absolue, le droit de pratiquer sa foi, le droit de croire,
le droit de ne pas croire. Une République laïque assure à chaque culte et à chaque fidèle la sécurité sans laquelle il lui est impossible de vivre pleinement sa
foi.»
L'homme de ce 7 janvier 2011 est candidat.
Ne l'oublions pas...
juan SArkofrance