Non à la soumission aux marchés financiers
Les peuples ne doivent pas payer leur crise !
L'Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer
aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres
opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il
faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers
sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.
C’est pour cela que les gouvernements de l'Union, la Commission et le Parlement
européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds
monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique
asservie à la
finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de
durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire
les dépenses publiques.
Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse
des salaires des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires,
la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des
systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations
syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du
système financier international ! Une mesure déjà
prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil et à la Commission, les
budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements
nationaux.
Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens
veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre
budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or ». Stupide économiquement -
que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise
financière où les Etats ont renfloué les banques -, cette proposition est une
agression contre la démocratie, car les politiques
économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision
citoyenne.
Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas
être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la
République et l'Union Européenne.
Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de
la soumission des Etats aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les
peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et
des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations
signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations
associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation
de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy
osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles.
ATTAC, CGT-Finances, FASE, FILPAC-CGT Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs,
Marches européennes, MPEP, NPA, PCF, PCOF, PG, République & Socialisme,
Union
syndicale Solidaires