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Blog politique des membres de Republique et Socialisme en Bretagne

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ANALYSE D'UN CITOYEN

François Cambillard le 24/05/2010 17:57


Franz2
« Le vrai problème de la France, c'est la disparition de notre industrie, les délocalisations d'entreprises, la stagnation du niveau de vie. »

Et donc la disparition de l’activité productive. Toutes choses qui font que, pendant que nous ne cessons de dire que nous sommes beaucoup plus riches qu’il y a vingt ans et plus encore qu’il y a cinquante ans, l’appauvrissement national est en vue. Nous avons longtemps vécu sur nos acquis en nous maintenant en lévitation. Rien ne dit que la chute ne soit pas plus brutale que nous sommes capables de l’imaginer. Et pendant que certains ne cessent de se lamenter sur notre déclinisme, cela finira bien par nous arriver. Surtout si les cassandre sont aussi celles qui participent à ce déclin.

Ainsi cette désindustrialisation, particulièrement sensible dans les régions est-elle en partie compensée par la présence des services publics. Ce qui a permis à notre excellent président de se prévaloir de notre meilleure résistance à la crise. De ce fait, les communes sont devenues souvent le premier employeur local. De telle sorte que, paradoxalement, pendant que l’ultralibéralisme délocalise à tout va, l’économie locale tend vers une nouvelle forme de collectivisme.

Heureusement les déclinistes veillent et, faute de proposer de nouvelles activités économiques, ils s’ingénient à détruire ce qu’il reste des services publics. Les premières victimes (ça fait quinze ans que cela a commencé), sont les jeunes comme cela est bien noté. Et pendant ce temps, l’Etat fait tout ce qu’il peut pour maintenir les anciens au travail. Pas seulement par l’allongement de l’âge de la retraite mais aussi en permettant aux retraités de poursuivre leur activité. Aux fonctionnaires de devenir en même temps auto entrepreneur etc.
Il existe une volonté manifeste d’amener une génération a réduire ses prétentions, à se contenter de peu et, à qualification et activité égale, à voir les emplois se dévaloriser par rapport à ceux de ses parents . Mais je peine à croire que les parents se complaisent dans leur égoïsme. Comme le souligne très bien le dossier de Marianne ils sont mis à contribution en cherchant à arrondir les angles. Ce qui permet à cette situation de s’installer sans trop de remous tient à l’isolement croissant des individus et à la précarité qui se développe pour tous. Chacun pédale dans sa petite cage d’écureuil en espérant ne pas être jeté sur le bord de la route.

De mon point de vue, la solution passe par un renouveau de l’activité productive. Pas seulement en relocalisant comme on dit. Cela est difficile à décréter dans le cadre du marché ouvert. Mais en repartant sur une économie primaire visant une consommation et des services de proximité. A condition d’aller vite, pendant que les retraités qui deviennent majoritaires dans les régions, sont encore solvables. Pendant que les services publics disposent encore de ressources.

Recréer un terreau économique dans lequel d’autres activités viendront s’implanter. Tout un programme loin des prédateurs animant les fonds de pension, loin des grandes industries mondialisées. Et qui permettrait à tout coup de résoudre le problème des retraites.

Qu’est-ce que l’adolescence ? C’est la période transitoire durant laquelle un jeune passe de l’enfance à l’âge adulte sans bénéficier d’une autonomie financière. Au lieu de se gausser de ces ados attardés il serait temps de comprendre que c’est notre société qui les maintient dans cet état en leur refusant l’autonomie à laquelle ils aspirent tant. Et qui, par leur oisiveté subie, font défaut pour financer nos retraites.

Amicalement
Franz
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