Quant le sage montre la lune l’imbécile regarde le doigt.
C’est en substance ce qu’a du penser à propos de sa réforme des retraites notre Chanoine de Latran, qu’on n’ose plus qualifier de Président de la
République, tant il méprise la souveraineté populaire oubliant par-dessus tout que la République c’est le peuple.
Inutile de rappeler ici la forfaiture du traité de Lisbonne et le mépris affiché à l’encontre des mobilisations sociales de grand...
Quant le sage montre la lune l’imbécile regarde le doigt.
C’est en substance ce qu’a du penser à propos de sa réforme des retraites notre Chanoine de Latran, qu’on n’ose plus qualifier de Président de la
République, tant il méprise la souveraineté populaire oubliant par-dessus tout que la République c’est le peuple.
Inutile de rappeler ici la forfaiture du traité de Lisbonne et le mépris affiché à l’encontre des mobilisations sociales de grande ampleur concernant la
réforme des retraites.
Le Chanoine de Latran nous a présenté la réforme des retraites comme constituant un plan de sauvetage de la retraite par répartition. Une fois de plus il a
menti. Il ne s’agit pas de sauver la retraite par répartition mais de la remplacer à terme par un système de retraite par points, c'est-à-dire par un système de retraite par capitalisation et ce,
avec l’aide d’un syndicat national, le même qui avait déjà attaqué notre système de retraite avec la réforme Balladur.
Le Chanoine de Latran nous a présenté la réforme des retraites comme inéluctable au regard de la démographie. Une fois de plus il a menti. La France est le
pays qui compte le plus de naissance dans toute la communauté européenne, il n’y a donc pas de problème démographique. Par contre il y a bel et bien un problème d’emploi. Lorsque notre jeunesse
compte près de 20% de chômeurs, qui ne cotisent pas pour les retraites, la répartition n’est pas menacée par la démographie mais par le manque de travail et de cotisations sociales qui y sont
liées.
Le Chanoine de Latran a par ailleurs menti par omission en oubliant dans ses comptes, ce qui prouve bien soit son incompétence soit sa mauvaise foi, soit
les deux à la fois, les richesses produites par ceux qui ont « la chance » d’avoir un travail. L’augmentation de la productivité au cours de ces dernières années a augmenté pendant que le nombre
d’actifs diminuait. La taxation de l’ensemble des gains de productivité, dans la mesure ou ils ne sont pas confisqués intégralement par le capital, assurait largement le financement des retraites
sans remettre en cause le système des retraites par répartition.
Le Chanoine de Latran n’est pas le sauveur des retraites que certains, qui regardent le doigt, peuvent penser. En réalité, notre Président applique à la
lettre les directives contenues dans le livre vert de la commission de Bruxelles.
Que dit ce livre :
Dans son préambule, le livre annonce « Les régimes de retraite constituent non seulement un moyen de passer sa vieillesse dans des conditions décentes mais
représentent également la récompense de toute une vie de travail. »
Il ne s’agit donc plus d’une conquête sociale mais d’une récompense individuelle c'est-à-dire la capitalisation. Tant pis pour ceux qui auront été longtemps
sans emploi ou chômage…
Le même livre souhaite que les individus soient éduqués en matière financière afin qu’ils puissent prendre des décisions en connaissance de cause en matière
de placement. Lorsqu’on sait que nos édiles de Bruxelles ont été incapables de prévoir la crise comment un simple citoyen pourrait il anticiper sur les placements de sa retraite future à 30 ou 35
ans de distance. Par ailleurs le terme éduquer montre bien qu’il s’agit d’un dressage organisé et non d’un libre choix laissé à l’opportunité de nos concitoyens.
Enfin le livre vert fait état des perspectives d’Europe 2020 qui va au-delà du traité de Lisbonne et qui précise que « les fonds de pension font partie
intégrante des marchés financier et leur conception peut encourager ou freiner la libre circulation de la main d’œuvre ou des capitaux » et il ajoute « la levée des obstacles qui entravent
l’achèvement du marché unique, ce qui peut se faire par exemple en rendant la marché intérieur des produits financiers plus sûr et mieux intégré en facilitant la mobilité de tous les travailleurs
et citoyens à travers l’Union européenne.
Le livre vert fait également référence au Conseil européen de Stockholm de 2001 arrêtant une stratégie à trois volets pour faire face aux répercussions de
ce vieillissement sur les budgets des Etats en réduisant rapidement la dette, accroitre les taux d’emploi et la productivité, réformer les système de retraite, de soins de santé et de prise
charge de la dépendance.
Enfin, le livre vert recommande d’offrir suffisamment de possibilités de constitution de droits complémentaires, par exemple, en permettant aux citoyens de
travailler plus longtemps.
Comme si cela ne suffisait pas le livre vert envisage afin de financer les vieux jours et la dépendance, pour ceux qui ont un bien, par l’hypothèque in
fine…Au fait ce n’est pas le Chanoine de Latran qui, dans un de ses jours de bonté, avait réduit au début de son mandat les droits de succession ?
Il savait parfaitement que pour la plupart d’entre nous, il n’y aura plus de succession à transmettre à ses descendants les quelques biens que nous
posséderons devant servir à financer notre dépendance et nos vieux jours…Elle n’est pas belle la vie chez Sarkozy.
Jacky Eouzan
Chargé des relations extérieures de République et Socialisme
http://Republique et socialisme en
Bretagne